Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 14:25

Avec l'étude des Alliances, on aborde trois thèmes centraux de la Bible : ⑴ la libération, que ce soit la libération humaine –  comme avec le livre de l’Exode –  ou la libération spirituelle : Jésus Christ ; ⑵ les commandements qui, plus que des obligations, sont surtout un appel au respect du prochain, donc réponse au dessein de Dieu ; ⑶ la question du Salut, qui sera celui de l'humanité entière dans le cadre de la Nouvelle Alliance.

Ces trois thèmes sont dominés par l'idée de liberté de l'homme, toute la Bible n'étant que l'histoire de la transmission de la parole divine, ainsi que celle de la route vers la Révélation du Christ, Christ qui est le guide (Jn 14, 6-7) vers lequel doit tendre tout homme (Jn 11, 25-26a) : Il est celui qui nous montre la route (Jn 12, 32), sans jamais oublier de relier notre route contemporaine à celle de nos aïeux.

Et tout d'abord, une première interrogation : peut-on véritablement parler d'Alliance entre Dieu et Adam ? Adam est en effet, non encore marqué par le péché, en lien direct avec Dieu, son Créateur... Il n’a dès lors pas besoin de “commandements”… Néanmoins, la rédaction de [Gn 1, 27-30] peut s'interpréter comme une première Alliance en ce sens que Dieu donne une mission à l'homme.... L'Ancien Testament l'affirme : par delà même sa Création (Gn 1, 27), Dieu a placé l'homme au sommet de cette même Création(Gn 1, 28).  Dès l’origine des temps, Dieu a donné la terre à l’homme pour qu’il la soumette, mais non pour qu’il la détruise… soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez la ; … (Gn 1, 28). Ce qui précède doit se lire dans l’esprit même de la Création puisque Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1, 27 ; 5, 2). Par ces mots, Dieu a posé le statut de l’homme ; par ces mots, Dieu a posé l’équilibre entre ce statut de l’homme et celui de la Création : l’homme est à l’image de Dieu et le rapport de l’homme à Dieu est unique, propre à l’homme couronnement de la Création, au sixième jour, tout comme la sixième heure sera celle de la première révélation du Je suis à la samaritaine (cf. Jn 4, 1-45), mais aussi celle de Sa mort sur la Croix ! L’homme a pour mission de poursuivre la Création, mais pas n’importe comment

Cette Alliance est particulière, car elle n'est pas échange : elle est don gratuit, ce don gratuit ne se retrouvant in fine qu'avec la Nouvelle Alliance, celle avec et par Jésus-Christ; ne dit-on pas d'ailleurs que Jésus est le dernier Adam, venant du ciel et donnant la vie (1Co 15, 45-47) ? Cette Alliance est en fait l’institution de l’homme comme lieutenant de Dieu sur la terre !

L'Alliance avec Noé est importante, car elle est Alliance avec l'humanité, l'humanité dans son intégralité. Elle se déroule en trois phases successives et distinctes : ⑴  la promesse de l’Alliance (Gn 6, 18) ; ⑵ le rappel du don fait à Adam, qui relie donc cette Alliance à la précédente (Gn 9, 1-7) ; ⑶ la réalisation de l’Alliance (Gn 9, 8-17), à relier avec le Code noachique de [Gn 9, 4-6], que l’on pourrait qualifier de “premiers commandements de Dieu” (cf. Sanhédrin 56a).

 

Ici Dieu parle, sans aucune allusion au feu, tant au moment de l'annonce de l'Alliance (Gn 6, 18) qu'à celui de son établissement [Gn 9, 8-17]. On remarquera cependant la présence de la Lumière, l'arc-en-ciel étant là pour témoigner de l'Alliance avec les hommes. Après l'épisode du déluge où Dieu montra sa déception de l'homme, une Alliance nouvelle -donc une espérance en l'homme- avait à nouveau été établie entre Dieu et les hommes par l'entremise de Noé [Gn 9, 7-17], redonnant aux hommes la conscience de l'unité de leur destin cosmique ; or Noé lui-même devait briser cette conscience de l'unité en maudissant Canaan [Gn 9, 25]. Ce fut une nouvelle rupture de l'Alliance, rupture qui devait être consommée avec l'épisode de la tour de Babel, épisode où l'homme cherchant à égaler Dieu se perd et se disperse [Gn 11, 5-9], perd même pour une partie Dieu lui-même. L'humanité a dès lors, de sa propre liberté, de sa propre faute, choisi de briser son unité, et ce en dehors même du dessein premier de Dieu [Gn 11, 4]. Une nouvelle Alliance s'imposait donc.

Désormais, le projet messianique de Dieu ne sera relancé qu'au travers d'Abraham [Gn 15, 17-21; 17, 1-14] et de la notion de Peuple élu. Par l'Alliance avec Abraham, Dieu a établi Israël comme son Peuple [Lv 26, 12], et, dès lors, Dieu aime son Peuple qui le suit, le chargeant d'une lourde mission qu'il ne perçoit pas toujours : celle de préparer la venue du Christ. Israël est ainsi le destinataire de la Promesse, non pas en tant qu'ensemble d'individus, mais en tant que peuple. Israël a donc ici un sens eschatologique, mais aussi une dimension historique qu'il ne faut pas oublier.

Après l'Alliance avec Noé, Alliance s'adressant à tous les hommes, une nouvelle Alliance est conclue avec Abraham; on remarquera cependant que cette Alliance est plus personnelle, car non plus établie avec l'humanité mais avec un homme, sa lignée, sa descendance, donc avec un Peuple Israël, Peuple dont le destin sera désormais lié au dessein de Dieu. Désormais, le projet messianique de Dieu ne sera relancé qu'au travers d'Abraham [Gn 15, 17-21; 17, 1-14] et de la notion de Peuple élu. Par l'Alliance avec Abraham, Dieu a établi Israël comme son Peuple [Lv 26, 12], et, dès lors, Dieu aime son Peuple qui le suit, le chargeant d'une lourde mission qu'il ne perçoit pas toujours : celle de préparer la venue du Christ.  Israël est ainsi le destinataire de la Promesse, non pas en tant qu'ensemble d'individus, mais en tant que peuple. Israël a donc ici un sens eschatologique, mais aussi une dimension historique qu'il ne faut pas oublier. 

Celle-ci sera faite avec Abraham, mais on remarquera qu'elle est plus personnelle, car non plus établie avec l'humanité mais avec un homme, sa lignée, sa descendance, donc avec un Peuple Israël, Peuple dont le destin sera désormais lié au dessein de Dieu. Désormais, le projet messianique de Dieu ne sera relancé qu'au travers d'Abraham [Gn 15, 17-21; 17, 1-14] et de la notion de Peuple élu. Par l'Alliance avec Abraham, Dieu a établi Israël comme son Peuple [Lv 26, 12], et, dès lors, Dieu aime son Peuple qui le suit, le chargeant d'une lourde mission qu'il ne perçoit pas toujours : celle de préparer la venue du Christ.  Israël est ainsi le destinataire de la Promesse, non pas en tant qu'ensemble d'individus, mais en tant que peuple. Israël a donc ici un sens eschatologique, mais aussi une dimension historique qu'il ne faut pas oublier. Cette vocation d'Israël se retrouvera confirmée par la Promesse faite à Moïse [Ex 3, 13-15]; ce sera dès lors, et ce jusqu'au Christ, non plus l'histoire de l'humanité unie mais celle du peuple uni. Mais, là encore, même si la promesse universelle de Yahvé s'étend à toute la terre [Ex 19, 5], elle sera d'abord reliée à l'Alliance avec Moïse [Ex 24, 1-11; 34; 10-13], malgré la tentation des idoles [2 R 21-23], avec la lutte contre les faux dieux [Ex 34, 14]. Ce qui prime alors, ce n'est non pas l'idée d'Amour universel, mais celle d'élection, élection apparaissant déjà dans le sacrifice d'Abraham [Gn 22, 15-18] et confirmée à de nombreuses reprises [Is 48, 15; Os 2, 21-22]. Néanmoins, l'histoire d'Israël sera celle d'un Salut inaccompli [Jr 31, 31-34], seule la venue du Christ étendant à nouveau à tous les hommes la Promesse du Salut et de la Rédemption [Ep 3, 5-6]; en ce sens, et ainsi que l'a écrit Irénée de Lyon dans sa Démonstration de la prédication apostolique, l'histoire sainte d'Israël devrait s'interpréter, comme la prophétie du Christ Jésus.

Comme dans le cas de Noé, l'Alliance  avec Abraham (Abram) se fera en deux temps : une annonce [Gn 12, 2-3], où Dieu semble parler directement avec le Patriarche qui accepte de marcher désormais en confiance en, avec et derrière le Seigneur, puis un établissement de l'Alliance [Gn 15, 1-21], là encore Dieu parlant, mais en une vision, puis une torpeur. Ici apparaît l'image du feu -que l'on pourrait peut-être rapprocher ensuite de l'Autel des holocaustes [Gn 27, 1-8] sous certains aspects (?), ainsi qu'avec [Gn 24, 5-8], avec l'aspersion du sang, image que l'on retrouvera avec le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle établie par Jésus Christ-. C'est l'épisode du four brûlant et du brandon de feu passant entre les animaux partagés [Gn 15, 17-18]; on peut ici percevoir une certaine identité de forme avec [Ex 19, 18] : ce brandon de feu, c'est Dieu lui-même qui passe entre les morceaux de chair pour sceller l'Alliance avec Abraham, l'usage, rappelé en [Jr 34, 19], étant alors de découper une bête en deux et de passer entre les morceaux pour montrer que l'on concluait un contrat ou une alliance : Dieu montre bien à Abraham qu'il a conclut avec lui une Alliance solennelle et définitive -du moins jusqu'à la venue du Christ-. Le feu est ici Dieu lui-même....

L'Alliance avec Isaac [Gn 26, 24], bien qu'importante, me semble surtout anecdotique -du moins dans le présent propos- car surtout, à mes yeux, individuelle. On notera cependant que, dans l'attente de Moïse, il y a comme une tendance de l'Alliance à tendre vers une dimension toujours plus petite : l'humanité avec Noé, un Peuple avec Abraham, un homme avec Isaac, mais cela n'engage que moi.... L'épisode d'Isaac est surtout important car rappelant l'Alliance tout en l'étendant. Là encore, pas de feu mais une vision.... Il en est de même de l'Alliance avec Jacob, qui avec celles avec Abraham et avec Isaac est évoquée en [Ex 2, 24], lorsque Dieu entend la plainte des fils d'Israël :elles sont donc fondamentales et directement liées à l'Alliance sinaïtique.

La vocation d'Israël se retrouva confirmée par la Promesse faite à Moïse [Ex 3, 13-15]; ce sera dès lors, et ce jusqu'au Christ, non plus l'histoire de l'humanité unie mais celle du peuple uni. Par l'appel qu'il lance à Moïse, par la définition de sa vocation [Ex 3, 1-20], Dieu lui donne une mission, sauver son Peuple. Pour moi, plus encore que le buisson ardent, c'est la révélation de Dieu qui fait la beauté de ce texte : quoi de plus beau que ce Je suis celui qui suis [Ex 3, 14] ? Néanmoins, arrêtons-nous sur ce buisson ardent : Le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas [Ex 3, 2]. Si Moïse va changer son chemin pour aller voir ce buisson mystérieux, il ne sait pas encore qu'il vient, ébloui par Dieu, de changer le chemin de sa vie; désormais, ayant vu Dieu qui s'exprime au travers de ce buisson et traduit sa magnificence par ce feu, expression solennelle de l'Esprit si l'on médite sur Pentecôte, il ne peut plus ignorer ni ses frères, objets de sa mission, ni surtout Dieu, ou plutôt sa révélation. Comme le Seigneur a envoyé ses Apôtres remplis de l'Esprit Saint [Ac 2, 4] pour transmettre la Bonne Nouvelle de son Fils au monde – on repensera ici à [Ga 3, 26-28] –, et ce par l'entremise du feu qui est sans consumer, Dieu envoie Moïse pour guider son Peuple. Si cela n'était pas un peu outrecuidant, on pourrait dire que l'épisode du buisson ardent est la Pentecôte de l'Ancien Testament, car je crois fermement que ces deux feux sont tous deux l'Esprit Saint venu parler aux hommes par l'intermédiaire d'un des leurs.... Une différence : ici Dieu parle, alors qu'à Pentecôte ce sont les Apôtres qui parlent..., mais même image.

La Théophanie, la révélation de l'Alliance [Ex 19, 16-25]  est certes dialogue, Dieu parlant par le tonnerre , mais elle est aussi feu puisque Dieu descend sur la montagne dans le feu [Ex 19, 18]. C'est peut-être à la fois rappel de sa vocation à Moïse, mais surtout expression de la grandeur de Dieu. La conclusion de l'Alliance [Ex 34, 10ss] est quant à elle plus calme, Dieu parlant à Moïse face à face comme un homme parle à son ami [Ex 33, 11] : Moïse est l'ami de Dieu, son missi dominici... Dieu se révèle alors totalement [Ex 3, 13-14]; c'est le Décalogue, c'est le Code de l'Alliance; de multiples rappels en seront fait [Lv 26, 9; Jr 50, 5; Si 17, 12-14; ...]. Dieu parle à tous les hommes, par delà les Peuples, par delà son Peuple; l'homme a désormais son mode d'emploi pour tendre vers le dessein de Dieu et préparer la venue du Christ, même si celle-ci, malgré la Nouvelle Alliance, ne tue pas l'Alliance avec Moïse : Jésus n'est pas venu pour détruire, mais pour continuer.

De ce fait, l'Ancien Testament et son contenu s'impose aux chrétiens et fait partie intégrante du message divin, l'annonce de la Bonne Nouvelle étant toujours liée au message des Justes et des Prophètes [Mt 13, 7], même si le chrétien est dégagé de la Loi, non dans l'esprit, mais dans sa lettre [Rm 7, 1-6]. N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir [Mt 5, 17].... celui qui violera l'un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux [Mt 5, 19], telles sont les paroles du Christ ! Néanmoins, Jésus est venu humaniser la Loi [Mc 2, 27-28] à l'aune des commandements d'Amour.

Dans le Deutéronome, Yahvé parle par Moïse; ce sera la confirmation de l'Alliance, tant en sa permanence [Dt 7, 9] que par la confirmation de l'Amour de Dieu [Dt 7, 12]. Cette Alliance sera définitivement confirmer en Moab [Dt 28, 69; 29, 11]. Mais ici, plus de feu : Dieu parle par la bouche de Moïse, et on ne sait pas toujours comment il parle à Moïse, mais apparemment sans le feu.

Il y aura d'autres Alliances [Nb 25, 10-13 ; 2 S 7 ; Ps 89, 29-38 ; Jr 33, 21 ; Ez 16, 8 ; Ml 2, 4-5 ; Ne 13-29] ; Dieu parlera encore à de nombreuses reprises par et aux Prophètes qui sont là pour rappeler le peuple de Dieu à la conversion, pour donner une pédagogie de Dieu,  [Jos 23, 16; Jr 33, 21-25; Ez 16, 8; ...], mais plus de feu, car il n'est plus nécessaire de sceller solennellement l'Alliance, même si le thème du feu revient souvent, notamment en [Jos 23, 16], où il est rappelé qu'en cas de rupture de l'Alliance, Dieu s'enflammera contre ceux qui rompront l'Alliance : le feu est ici colère de Dieu, non plus Amour et magnificence de Dieu. Le Christ sera la Nouvelle Alliance, unique et définitive -le "une fois pour toutes" des Épitres [Rm 6, 10 ; He 7, 27]-, fondée sur l'Amour et le don gratuit, sur la grâce et non plus sur le seul donnant-donnant. Avec Jésus, avec la Nouvelle Alliance, l'adoration se fera désormais en esprit et en vérité, et non plus au travers des seuls rites : la Loi est désormais dépassée, même si elle n'est pas oubliée.  Jésus est désormais le seul intermédiaire, avec le Défenseur qu'est le Saint-Esprit...

La notion d'Alliance est le véritable pivot de la Bible, même s'il est très clair que l'Alliance de l'Ancien Testament doit être soigneusement distinguée de la Nouvelle Alliance, scellée par Jésus-Christ, Alliance définitive entre Dieu et ses créatures. De l'Ancienne Alliance à la Nouvelle Alliance, on passe en effet d'un Dieu jaloux, d'un contrat donnant-donnant entre Dieu et les hommes, à une Alliance unique et définitive qui ne peut plus être brisée, et ce par l'intermédiaire de Jésus-Christ. Ce changement de dimension de l'Alliance est encore plus évident si l'on se penche sur le texte en hébreu : dans l'Ancien Testament, il y a quasi exclusivement utilisation du mot BerÎt  qui peut se traduire par engagement, pacte, contrat, accord, ..., alors que le mot 'èmoûnah  qui renvoie lui aux idées de loyauté, de fidélité, de vérité et de permanence n'est utilisé qu'une fois en [Ps 89, 34].... Certes, l'Ancienne Alliance est un pacte entre un fort : Dieu et les hommes, mais il n'y a cependant pas vassalité, la relation n'étant pas de puissance, mais de transcendance, parfois de crainte, mais aussi d'Amour mutuel.

On remarquera que toutes les Alliances conclues entre Dieu et les hommes ont en commun la marche, l'envoi, le mouvement, mais aussi don d'une responsabilité parfois difficile à assumer [Nb 11, 10-15] : Noé dans son Arche, Abraham vers Canaan, Moïse vers la Terre promise, les Apôtres vers le monde entier, ce qui signifie que quand Dieu s'adresse à nous, ce n'est pas toujours facile car il faut se bouger, Dieu nous soutenant alors : Mais ceux qui espèrent en Yahvé renouvellent leur force, ils déploient leurs ailes comme des aigles, ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer (Is 40, 31)

L'homme chrétien, l'homme respectueux de Dieu est donc l'homme qui marche, l'homme qui agit. Il doit tendre vers Dieu, même s'il ne peut l'égaler car l'homme n'est pas Dieu mais créature, ce qui lui impose la précaution, la responsabilité et le respect de la Création, bref l'Amour du prochain; ceci est devenu un impératif encore plus fort à l'heure du génie génétique, le risque pour l'homme étant de se croire l'égal de Dieu, ce qu'il n'est pas et ne pourra jamais être [Is 40, 25], prenant alors le risque non plus de sauvegarder la Création mais de la détruire, soit directement, soit en la pervertissant. Le modèle de perfection de la Vierge Marie est là pour nous aider à trouver les pas de Dieu, à trouver le sens de nos vies, car elle est créature immaculée, donc humaine et ainsi immédiatement accessible à la raison. La Vierge Marie est là pour nous guider, non comme substitut au Père, mais comme intercession suprême et glorieuse. Donc, osons, mais en dignes enfants du Seigneur, libres mais surtout responsables.

Partager cet article

Repost 0
Published by Serge Bonnefoi - dans Théologie
commenter cet article

commentaires