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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 08:43

suite deJésus et la Samaritaine (3b)

I. Introduction

 

 

1-4. Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean (voir [Jn 3, 22]) - bien qu'à vrai dire Jésus lui-même ne baptisât pas, mais ses disciples-, il quitta la Judée et s'en retourna en Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie.

 

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean -bien qu'à vrai dire Jésus lui-même ne baptisât pas, mais ses disciples...

 

Ce passage -malgré son intérêt dans l'économie générale du ministère de Jésus- n'attire aucune remarque particulière dans le cadre de la présente étude, si ce n'est que l'on commence à entrevoir l'attitude des pharisiens envers Jésus (pour en savoir plus sur ce point :  - Johan. ev. tract., pp. 757-763 ; - Com. Johan., op. cit., pp. 258-261).

 

On se souviendra simplement que le baptême est la porte des sacrements, nécessaire au salut (…) par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébile (Canon 849 du Code de droit canonique), et qu'il est conféré au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit  [Mt 28, 19] (cf. par exemple : Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, AELF/Desclée, Mame, Paris, 1997, nvlle éd., page 153). Le baptême est ainsi - entre autres - une incorporation comme membre du corps unique du Christ qu'est l'Église. Le baptisé est invité à participer au sacerdoce du Christ. Temple vivant de l'Esprit Saint, le baptisé est d'une certaine manière un nouvel apôtre; pierre vivante de l'édifice spirituel qu'est l'Église [1P 2, 5], le baptisé ne s'appartient plus : il appartient désormais, et ce de manière définitive à Jésus mort et ressuscité ; il est membre de la communauté de l'Église, donc membre du peuple de Dieu, celui de la nouvelle alliance. Marqué de la nouvelle alliance, le baptisé l'est donc d'une trace indélébile qui fait que le baptême est un sacrement unique, non renouvelé. Après le baptême, le baptisé est définitivement uni au Christ, le péché - né par nature d'une créature - ne pouvant briser cette union même s'il empêche d'accéder - en l'absence de pénitence et de réconciliation - aux fruits du Salut. Incorporation définitive, le baptême est le sceau qui marque le chrétien pour le jour de la rédemption, le sceau de la vie éternelle entr'aperçue lors du sacrement de l'Eucharistie.

 

Jésus n'a donc pas besoin de baptiser directement puisque le baptême est conféré en son nom. Il est donc toujours présent lors du baptême, même aujourd'hui, car c'est toujours lui qui baptise comme l'a affirmé Jean Baptiste : Celui sur qui tu verras l’esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint [Jn 1, 33b].

 

...il quitta la Judée et s'en retourna en Galilée.

 

Selon Saint Jean, le ministère de Jésus s'effectua pendant environ 3 ans. Saint Jean met ainsi en évidence les trois Pâques auxquelles participe Jésus pendant sa mission : la première à Jérusalem (Jn 2, 13), la deuxième, et la troisième, celle de la Passion à Jérusalem. Le cadre temporel est ainsi fixé.

 

Durant cette période, Jésus devait beaucoup voyager - du moins au sens de l'époque -, effectuant un certain nombre de déplacements en Palestine, au gré de son mystère et des nécessités de sa révélation, même si la Galilée et Jérusalem restent les lieux majeurs de sa vie terrestre. Un bon nombre de ses déplacements s'effectuent en fait entre la Galilée, dont il est originaire [Jn 18, 5 et al.] et la Judée, principalement Jérusalem où se trouve le Temple, car Jésus veut porter la Bonne Nouvelle à tous, juifs et non-juifs, même si sa présence attestée au moins deux fois par Saint Jean à Jérusalem aux temps de la Pâque démontre son attachement à la religion de son Père.

 

Il est possible, en s'en tenant au seul Évangile de Jean, de synthétiser de la manière suivante les voyages et les lieux de séjour de Jésus jusqu'à sa Passion :

• au-delà du Jourdain, à Béthanie [Jn 1, 28-29]

• en Galilée [Jn 1,43], dont à Cana [Jn 2,1] puis à Capharnaum [Jn 2,12]

• en Judée, à Jérusalem [Jn 2,13] puis dans le pays de Judée [Jn 3, 22]

• en Samarie [Jn 4, 4], dont à Sychar [Jn 4,5; 4, 40]

• en Galilée [Jn 4,45], dont à Cana [Jn 4,46]

• en Judée, dont à Jérusalem [Jn 5,1]

• de l'autre côté de la mer de Galilée [Jn 6,1]

• en Galilée, dont à Capharnaum [Jn 6,22] puis à travers la Galilée [Jn 7,1]

• en Judée, à Jérusalem [Jn 7,14]

• au-delà du Jourdain, peut-être à Aenon (?) [Jn 10,40]

• retour en Galilée par la Judée [Jn 11,7]

• en Judée, à Béthanie [Jn 11, 18]

• dans le désert, à Ephraïm [Jn 11, 54]

• en Judée, à Béthanie [Jn 12,1] puis à Jérusalem [Jn 12,12].

 

Jésus ne fuit pas la Judée où il est menacé de persécutions. Il sait que son heure n'est pas encore venue, et qu'il doit d'abord manifester sa divinité et étendre le message de son Père au monde entier que symbolisent les samaritains, mais aussi d'une certaine manière les galiléens....

 

Or il lui fallait traverser la Samarie.

 

Les Juifs répugnent à traverser la Samarie qu'ils jugent impure et qu'ils détestent : Il y a deux nations que mon âme déteste, la troisième n’est pas une nation : les habitants de la montagne de Séir, les Philistins, et le peuple stupide qui demeure à Sichem [Si 50, 25-26]. On remarquera que les Samaritains sont si bas dans l’esprit des Juifs  qu’ils ne constituent même pas une nation aux yeux de Jésus Ben Sira, maître de sagesse à Jérusalem !

 

Souvenons nous ce qu'est la Samarie, en nous souvenant que la querelle était très ancienne, pré-exiliaire même, remontant à la division du royaume de Salomon entre Israël et Juda.... En ~722, Samarie, capitale du royaume d'Israël, est prise par les assyriens; c'est la victoire de l'Assyrie et la chute du Royaume du Nord. C'est la déportation des populations vers Ninive et le remplacement progressif des juifs de cette région par des peuplades originaires, entre autres, d'Assyrie, par des personnes pas toujours très recommandables [2 R 17, 24], et ce afin de créer un État tampon ; les habitants des villes de Samarie n'étaient donc plus des descendants du peuple élu, mais des étrangers en Terre promise, avec leurs Dieux, leurs coutumes, leurs langues. Certes, certains Juifs étaient restés dans la région [2 Ch 34, 6-9], mais leur descendance avait changé, ne respectant plus vraiment la Loi et la religion divine, ce qui fait qu'ils sont encore plus méprisés. Pour les Juifs du temps de Jésus, la Samarie était donc peuplée soit d'étrangers, soit de juifs renégats, ce qui fait de cette région tampon une région impure, d'autant plus que les samaritains pratiquent un double culte, invoquant Yahvé pour assurer leur intégration mais élevant des temples à des faux dieux, au nombre de cinq. Ce ne sont donc pas des gens "fréquentables" aux yeux des Juifs. L'attitude des samaritains ne fait rien pour améliorer la situation : ils jettent des pierres aux juifs qui passent par chez eux, tout comme ils s'opposèrent à la reconstruction du Temple à Jérusalem durant la période post-exiliaire [Esd 4], persuadés que le vrai Temple devait se trouver sur le Mont Garizim, alors que certains des Juifs les accusent d'y adorer... Zeus (cf. 2M 6, 2b) ! L'incompréhension et le refus de dialogue sont donc totaux entre les Samaritains et les Juifs. La Samarie est donc une région a priori dangereuse pour les Juifs, tout comme les Territoires occupés sont aujourd'hui dangereux pour les israéliens....

 

Le chemin par la vallée du Jourdain était pourtant possible; celui longeant la mer aussi. En fait, quatre routes principales s'offraient à Jésus pour aller de Jérusalem en Galilée (pour en savoir plus sur la géographie biblique : Rogerson (J.), Nouvel atlas de la Bible, Brepols, Turnhout, 1985), ces routes étant d'ouest en est :

• celle passant par Joppé et Césarée, le long de la Méditerranée;

• celle passant par Antipatris;

• celle passant par Silo et Sichem, que choisira Jésus;

• celle dite "du Jourdain", passant par Jéricho et Bet-Sheân.

 

Pour vouloir malgré tout traverser la Samarie par son cœur, Jésus a donc un objectif précis et important ; c’est celui d’apporter le don de Dieu à tous les hommes, et on peut ici penser à ce passage des Actes : Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1, 8b).

 

La Samarie est ainsi le symbole du monde des non-Juifs, des nations, de ce monde auquel Jésus apporte l'adoration en esprit et en vérité. Cette opposition entre les Juifs et les Samaritains se retrouve à d'autres endroits du Nouveau Testament, et notamment à l'occasion de la montée de Jésus vers Jérusalem : S’étant mis en route, ils entrèrent dans un village samaritain pour tout préparer. Mais on ne le reçut pas parce qu’il faisait route vers Jérusalem (Lc 9, 52b-53). Néanmoins, cet épisode semble tempéré tant par une phrase suivante : Et ils se mirent en route pour un autre village (Lc 9, 55) - car Jésus ne renonce pas à sa mission - que par la parabole du bon samaritain (Lc 10, 29-37).

 

On peut par contre s'interroger sur les paroles de Jésus en [Mt 10, 5] : Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samarie ; pourtant, Jésus lui-même était déjà entré dans une telle ville, y recevant bon accueil, comme le démontre le verset 40. De même, Jésus guérira dix lépreux aux confins de la Samarie et de la Galilée (Lc 17, 11-19), un seul cependant lui rendant gloire : un Samaritain [Lc 17, 16 b] ; là encore cependant, Jésus rappelle combien les Samaritains sont des étrangers aux yeux des juifs puisqu'il lui répond : Il ne s’est trouvé, pour rendre gloire à Dieu, que cet étranger (Lc 17, 18), cet étranger auquel il dit : Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé (Lc 17, 19).

 

Peut-être Jésus déplore t-Il en fait que le Royaume reste inaperçu, son message incompris par ceux-là même qui devraient en être les premiers destinataires, c'est-à-dire les juifs, les membres du Peuple élu.... ? C'est ce qui semble ressortir de [Mt 10, 5b-6], comme l'écrit Frère Claude Tassin c.s.sp. dans son commentaire sur l'Évangile de Matthieu : Les envoyés éviteront les territoires païens et samaritains. Ils se consacreront au Peuple d'Israël considéré comme ce troupeau de  qui suscitait naguère la tendresse du Maître. L'expression reviendra en 15, 24 : Jésus est « envoyé seulement aux brebis perdues de la maison d’Israël ». (Cl. Tassin, L’Evangile de Matthieu, Bayard/Centurion, Paris, 1991, 4ème éd., page 111. Certains des Samaritains sont cependant des brebis perdues d’Israël…).

 

5. Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.

 

Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, ...

 

C'est près de Sychar (cf. Gn 33, 18-20, Gn 48, 21-22 et Jos 24, 32), que Dina, fille de Jacob, fut violée par le fils du prince du pays, hors de la ville. C'est là que s'exerça la vengeance de Siméon et de Lévi (Gn 34). Faut-il voir un lien entre ce viol hors de la ville et la rencontre entre Jésus et la samaritaine ? Une femme bafouée, puis une femme glorifiée car envoyée comme témoin....

 

...près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.

 

N'oublions pas non plus que Joseph, préféré de son père Jacob et promis par des songes à un avenir rayonnant, avait été vendu par ses frères jaloux (Gn 37). Malgré tout, malgré l'humiliation de l'esclavage et de la prison en Égypte, c'est lui qui fit triompher sa sagesse, protégea ses frères, et leur pardonna le mal d'autrefois : Ne craignez point.  Vais-je me substituer à Dieu ? Le mal que vous aviez dessein de me faire, le dessein de Dieu l'a tourné en bien afin d'accomplir ce qui se réalise aujourd'hui : sauver la vie à un peuple nombreux. Maintenant, ne craignez point : c'est moi qui vous entretiendrai, ainsi que les personnes à votre charge (Gn 50, 19-21).

 

Joseph est la victime qui console et pardonne.... Il a été étranger parmi les siens pour devenir le plus glorieux des siens; il a été le plus petit pour devenir le plus grand....

 

6. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure.

 

La rencontre de Jésus avec la Samaritaine était a priori triplement improbable :

• le passage de Jésus par la Samarie honnie des juifs :

 [Os 14, 1];

• un Juif et une Samaritaine;

• mais aussi que la Samaritaine aille puiser de l'eau à midi, à l'heure où la chaleur est la plus intense.

Il n'y a cependant pas de hasard,  le dessein de Dieu s'exprimant au travers de cette improbabilité : il faut une rencontre déterminante tant pour la transformation de l'une que pour la Révélation du Christ.

 

Là se trouvait le puits de Jacob.

 

À noter que le puits de Jacob n'est pas mentionné dans le texte de la Genèse.

 

Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près  du puits.

 

Le lieu de cette rencontre n'est pas innocent. En effet, le puits est un lieu hautement symbolique chez les sémites : il est lieu de vie au milieu du désert ; il est le lieu des rencontres dans les sociétés agro-pastorales, y compris aujourd'hui. De plus, le puits est assimilé par les Hébreux à la Loi (on peut penser ici au chant du puits de [Nb 21, 17-20] ou encore à certains textes rabbiniques) ; il en est de même chez les Esséniens comme le démontrent certains textes de Qumran.

 

On remarquera aussi ici un  témoignage  irréfutable de  l'humanité de Jésus, Vrai Dieu et Vrai Homme : il est fatigué ! Comme l'a écrit von Balthasar : L’annonce du Royaume pendant la vie publique fut une peine terrestre (H.-U. von Balthasar, La Gloire et la Croix. 3. Théologie : ** Nouvelle Alliance, Desclée de Brouwer, Paris, 1990, coll. Théologie, n° 83, page 449).

 

Comme nous, vivant notre nature, Jésus souffre de la chaleur et de la marche prolongée. Jésus est ainsi homme au milieu des hommes, comme il le sera au verset 40, comme il l'était aux noces de Cana [Jn 2, 10]...., comme il l'est par sa mort sur la Croix.... Mais, comme le dit Saint Augustin : Jésus est faible dans la chair, mais toi, garde-toi de te laisser aller à la faiblesse : dans sa faiblesse soit fort, car ce qui est faible en Dieu est plus fort que les hommes (Johan. ev. tract., XV, 7).

 

Jésus est fort car il est vrai Dieu , car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes (1 Co 1, 25). Jésus est faible car il est vrai homme ; sa faiblesse est en fait message pour tous les hommes car elle est témoignage du fait que Dieu nous cherche par tous les moyens, qu'il s'est mis à notre portée, à notre niveau dans le mystère de l'Incarnation !

 

C'était environ la sixième heure.

 

De même, il faut prêter attention à l'heure : la sixième heure, c'est-à-dire midi. Outre ce qui précède, il nous faut nous souvenir que cette sixième heure de la révélation est à mettre en parallèle avec la sixième heure de la condamnation à mort de Jésus (Jn 19, 14) : Jésus se révèle à l'heure même où les Juifs  rejetteront de manière définitive sa Révélation ! Précisons cependant que ce ne sont pas tous les Juifs, loin de là, qui condamnèrent Jésus : ce furent les seuls sadducéens (et encore pas tous puisque, à titre d’exemple, Joseph d’Arimacie était membre du Sanhédrin qui condamna Jésus à mort), donc en fait une minorité de Juifs, d'où l'imbécillité absolue de reporter la faute de la mort du Christ sur l'ensemble du peuple juif (Judaïsme et Christianisme ), car ce serait ignorer les milieux juifs où  Jésus et ses disciples prêchaient et étaient reçus, écoutés, où ils trouvaient des amitiés et du soutien : pharisiens (mais pas tous, loin de là), baptistes, esséniens, ... , ainsi que les Juifs de la Diaspora qui ne le connaissaient même pas car trop loin de la Terre promise (je renvoie ici à un article de Frère Dominique Cerbelaud op dans le numéro de juin 1997 de Recherche de Science Religieuse). Néanmoins, tout au long de ce texte, il faudrait peut-être entendre le mot “juif” au sens de “judéen”, plus que tout autre sens....

 

On peut par contre s'interroger sur le sens que donne Saint Augustin à la sixième heure : « Par ce que c'était le sixième âge du monde. Compte dans l'Évangile respectivement comme une heure le premier âge qui va d'Adam à Noé, le deuxième qui va de Noé à Abraham, le troisième qui va d'Abraham à David, le quatrième qui va de David à la déportation en Babylonie, le cinquième qui va de la déportation en Babylonie au baptême de Jean : alors commence le sixième âge » (Johan. ev. tract., XV, 9), cette interprétation revenant dans divers autres textes (par exemple in : De div. Quaest. 83, q. 64, 2).

 

D'autres Pères, tel Irénée, ont développé une pensée fort proche.... Sans remettre en rien en cause leur message, sans remettre en cause le fait que Jésus est venu sur notre Terre pour nous revêtir de l'homme nouveau, je m'interroge cependant sur cette idée des six âges (qui peuvent aussi rappeler les six âges d’Hésiode -Hésiode -), ou du moins sa structure - sans même évoquer les conséquences que cette division, finalement par millénaires, peut avoir sur certains esprits tentés par l'erreur du millénarisme ou du “Nouvel Âge” -. Tout d'abord, pourquoi fondre la période d'Abraham à David dans un seul âge, alors que Moïse est une figure fondamentale de la Bible ? ensuite, que doit-on faire de la période entre le baptême de Jean et la rencontre avec la Samaritaine : des choses importantes se passent pourtant, non pas hors du temps, mais dans le temps, dont la rencontre avec Nicodème et le miracle des noces de Cana ? Par contre, le rapprochement fait par Augustin avec les six jours de la création (Johan. ev. tract., IX, 6. On le retrouve d'ailleurs in [De cat. rud., XXII, 39] et dans La Cité de Dieu) me semble plus pertinent, le parallélisme entre l'oeuvre de la Création et l'histoire du Salut pouvant être fait.

 
à suivre sur :
Jésus et la Samaritaine (5)

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Published by Serge Bonnefoi - dans Nouveau Testament
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