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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 11:02

Les Juifs ne sont pas que nos frères séparés ! Ils sont plus que cela ! Les Juifs sont plus que nos frères aînés ! Les Juifs sont nous-mêmes ! Sans Judaïsme, il ne peut y avoir de Christianisme, tout comme l'arbre ne peut vivre sans ses racines avec lesquelles il ne fait qu'un. Ainsi, plus que la volonté de destruction d'une fraction de l'humanité, l'antisémitisme est une forme de suicide du Christianisme, et par delà même de l'humanité toute entière. Il nous faut aider et aimer les Juifs car ils sont partie de nous comme témoins et gardiens de la Première Alliance qu'ils ont la charge de préserver, même si elle a été, dans une démarche salvatrice de Dieu envers toute l’humanité, remplacée ou plutôt sublimée et achevée par la Nouvelle Alliance, celle de Jésus-Christ/ Mais le Christ étant venu continuer et embellir et non détruire, il faut faire vivre ce qui l'a précédé. Il est donc légitime que les Juifs aient une terre en Terre promise car il s'agit là d'un lien matériel fondé par Dieu Lui-même. La différence entre les deux Alliances est que dans l'Ancienne la Loi est un écran entre les hommes et Dieu, à une fin d'éducation et de premier rachat du péché originel, alors qu'avec la Nouvelle Alliance Jésus remplace la Loi : Dieu est désormais en direct avec tous les hommes car qui voit le Fils voit le Père. Cette passerelle entre la Loi et le Christ est visible dans nos Églises : on trouve dans les synagogues la Ner-Tamid, cette lumière perpétuelle qui brûle au-dessus de l'arche contenant les rouleaux de la Loi, lumière que l'on retrouve dans l'Église au-dessus du tabernacle conservant le Corps du Christ. Et il n’y a pas de contradiction messianique, car l'attente du Messie par les Juifs est en totale lien avec notre propre Foi : gardiens de l'Ancienne Alliance, les Juifs ne peuvent qu'attendre le Messie de la manière dont nous l'attendons nous-mêmes : à la fin des temps. ! Il n'y a donc pas divergence, mais au contraire extrême convergence entre nos deux Fois ; il n'y a pas filiation mais identité à deux niveaux différents. Les Juifs ont condamné Jésus, me dirons certains ! Mais je rappelle qu'il n'y aurait pas eu de Bonne Nouvelle sans cette condamnation ! De plus, peut-on condamner les Juifs n'ayant pas condamné Jésus, et ils furent très nombreux, notre Foi nous interdisant de juger, donc d'autant plus de condamner l'innocent , Peut-on condamner même ceux qui ont livré le Christ, alors mêmes qu'ils sont ceux qui l'ont révélé dans le dessein de Dieu ? Les Juifs n'ont pas condamné Jésus : ils l'ont sublimé dans le dessein de Dieu ! Il y a deux Testaments : le Premier (ou Ancien) et le Nouveau, qui se succède, sans se contredire, qui font un Tout, le Nouveau ne faisant que sublimer le Premier qu'il complète, accomplit et sublime : (Mt 5, 17) et (Is 40, 3) le démontrent par exemple bien ! Et Christianisme sublime le Judaïsme, tout comme le Judaïsme sublime le Christianisme, même si chacun n'en a pas forcément conscience. Il est vrai que l'Église a trop souvent oublié cette vérité sur la voie de son histoire, et que Jean XXIII, en enclenchant le processus conciliaire, a permis de franchir, à la suite de Pie XI, un pas décisif en la matière. Judaïsme et Christianisme n’ont pas à dialoguer ou à fusionner car ils sont déjà la même religion avec la même croyance en le même Dieu ! Seul le lien d’Alliance est différent, l’un d’élection, l’autre d’universalité ! Mais les deux doivent vivre pleinement et en totale harmonie car les racines et l’arbre ne font qu’un ! En cherchant à anéantir les Juifs, Hitler a aussi voulu détruire le Christianisme, ou plutôt, dans son absolu païen, détruire Dieu lui-même ! Et dire que certains Chrétiens ne l’ont pas compris ! La repentance n’a pas été soumission comme l’ont dit quelques Chrétiens, mais au contraire démarché d’un Frère ayant blessé son autre Frère, demande de réconciliation, de pardon fraternel et librement consenti ! Fraternité, donc même substance, même essence ! Juifs et Chrétiens, nous sommes unis comme les personnes de la Trinité d'une certaine façon ! Une identité à plusieurs visages, tous comme les hommes sont identiques devant Dieu tout en étant uniques ! Repensons la parabole du Fils prodigue de Lc 15, 11-32 : dans notre aujourd'hui, les Chrétiens sont ce fils, les Juifs le frère aîné et le père est Dieu lui-même ! Mais cette parabole pourrait aussi se lire en inversant les fils dans la perspective de la fin des temps ! Rien d’autre !

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Published by Serge Bonnefoi - dans Catholicisme
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commentaires

mehdi mountather 07/03/2017 12:04

L'augmentation des séismes en Algérie et dans le monde c'est la fin du monde après la fin du monde les non musulmans et les hypocrites musulmans a l'enfer si la fin du monde Mars 2017 aux non musulmans de se convertir a l'islam et aux musulmans d'appliquer le Coran a 100% pour éviter la panique et l'enfer ALLAH dit ( Quiconque recherche en dehors de l'islam une autre religion, celle-ci ne sera point acceptée de Lui , et dans l'autre monde, il sera du nombre des réprouvés.) Verset 85 Sourate Al-i'lmran merci.

Serge Bonnefoi 06/09/2011 14:42



Suite des textes à lire :





9 octobre 1988 - Rencontre à Strasbourg du
Pape Jean-Paul II avec les représentants de la communauté israélite


7 avril 1994 – Discours du Pape Jean-Paul IIà un groupe de dirigeants juifs et aux personnes responsables de l’organisation du
concert en commémoration de la Shoah (en anglais) 


31 octobre 1997 - Discours du Pape Jean-Paul II sur les racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien


12 mars 1998 - Message du Pape Jean-Paul II au Cardinal Cassidy


16
mars 1998 - Commission pour les Relations
religieuses avec le Judaïsme :
Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah


12 mars 2000 - Homélie du Pape
Jean-Paul II lors de la Messe pour la journée du Pardon de l’Année
Sainte 2000


23 mars 2000 - Visite du Pape Jean-Paul II au Mausolée de Yad Vashem à Jérusalem


 26 mars 2000
- Homélie du Pape Jean-Paul II dans la Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem


1er octobre 2003 - Article dans
l’Osservatore Romano du Cardinal Walter Kasper : “Anti-semitism: A wound to be healed” (texte du 28 septembre 2003)


 


19 octobre 2004 - Communiqué conjoint des délégations  du Grand rabbinat
d’Israël  et de la
Commission pontificale pour les relations religieuses avec le Judaïsme


 




Serge Bonnefoi 06/09/2011 10:24



Sinon un rappel, là encore d'avant Vatican II que l'on accuse de tous les maux, bref du Catéchisme du
Concile de Trente, pp. 53-54
(http://jesusmarie.free.fr/catechisme_concile_trente.pdf) :



(…) Nous
devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le
supplice de la Croix, à coup sur ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur coeur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs
péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs.
Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le
connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides.


Enfin la
Sainte Écriture nous enseigne que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été livré à la mort par son Père et par Lui-même. (…)


(…)Des hommes
de tous rangs et de toutes conditions conspirèrent contre le Seigneur et contre son Christ. Juifs et Gentils furent également
les
instigateurs, les auteurs et les ministres de sa Passion. Judas Le trahi. Pierre
Le renia. tous ses autres disciples L’abandonnèrent. (…)


 


 


 


 


 


 



Serge Bonnefoi 06/09/2011 10:11



Je crois me souvenir que selon notre Foi tous les hommes sont frères ! Et ce n'est ps parce qu'un frère ne reconnait pas un autre frère que cette fraternité n'existe
pas ! Sinon, je crois me souvenir que les Papes, et pas que Jean-Paul II ou Benoît XVI, ont parlé de nos frères juifs ! A moins que vous ne pensiez que Jean-Paul II, qui a eu des paroles très
claires à ce sujet, ne soit pas une référence suffisante ! Le Catholicisme impose de reconnaître en tout homme son frère ! C'est Jésus-Christ lui-même qui nous a donné comme Commandement lamour
absolu de notre prochain !


Sinon, pour ce qui est de votre dernier paragraphe, ceci est on ne peut plus classique et se retrouve par exemple dans les notes des Bibles catholiques, y compris
d'avant Vatican II, par exemple dans la Crampon. De plus, Jean-Paul II n'a rien dit d'autre !


Je ne suis pas plus Catholique que le Pape, donc, j'use de ces mots ! Savez-vous par exemple que la Commission pontificale pour les relations avec le Judaïsme relève
du Secrétariat pour l'Unité des Chrétiens ?


Sinon, peut-être devriez-vous lire les textes suivants qui se trouvent tous sur Internet, en particulier sur www.vatican.va
?


Présentation de la Commission pour les relations avec le Judaïsme (document : vatican.va - 2011)


 


14 mars 1937 – Lettre encyclique du Pape Pie XI sur la situation de l’Eglise catholique dans l’Empire allemand « Mit brennender
Sorge »


 


21 novembre 1964 – Concile Vatican II : Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium (point
16) 


 


28 octobre 1965 - Concile Vatican II : Déclaration Nostra Aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non
chrétiennes


 


18 novembre 1965 - Concile Vatican II : Constitution dogmatique sur la Révélation divine Dei Verbum (chapitre
IV)


 


1er décembre 1974 - Commission pour les relations religieuses avec le Judaïsme. Orientations et suggestions pour l’application de la Déclaration conciliaire
« Nostra Aetate » (n. 4)


 


7 novembre 1980 - Jean-Paul II aux représentants de la communauté juive de Mayence


 


6
mars 1982 - Discours de Jean-Paul II  aux représentants des conférences épiscopales pour les rapports entre l’Eglise catholique
et le Judaïsme


 


mai 1985 - Commission pour les relations
religieuses avec le Judaïsme :  Notes pour une correcte présentation des Juifs et du Judaïsme dans la prédication et la
catéchèse de l’Eglise catholique


 


13 avril 1986 - Allocution
du Pape Jean-Paul II à la Synagogue de Rome




Maylis Ribette 05/09/2011 19:01



Bonjour,


je vois que j'ai reçu de bons enseignements, puisqu'hier encore, je n'avais rien lu du Catéchisme du Concile de Trente!


Je vous demande pardon de vous donner tant de travail par ma mauvaise expression. Je ne vois tout simplement pas de quelle fraternité avec les Juifs vous parlez, puisqu'eux-mêmes refusent d'être
nos frères dans le Christ.


Je ne comprends pas non plus que vous les identifiiez au fils aîné dans la parabole de l'enfant prodigue, puisque, refusant le Christ, ils désobéissent au Père. Enfin, les Juifs attendent, comme
nous, un Messie triomphant sur terre, mais eux attendent la venue d'un autre qui doit, selon eux, restaurer sur terre le royaume d'Israël, tandis que nous attendons le retour du Christ, qui est
déjà venu et dont les Juifs ne veulent pas, à notre mort et à la fin du monde, donc lorque la terre disparaîtra, pour la fondation de la Jérusalem céleste. Ce qui me fait penser que le judaïsme
rend vulnérable aux séductions de l'Antéchrist.


Bonne soirée,