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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:40

Nous parlons aujourd’hui de crise ! D’accord, mais de quelle crise parlons-nous, car il y a beaucoup de crises actuellement !  Et c’est cela qui rend la situation complexe et la compréhension difficile, tant il y a interaction entre de multiples crises

Crise de l’euro ? pas vraiment malgré les apparences…

Crise de la dette ? oui, chez certains…

Crise environnementalo-industrielle ? oui, … même si les Marseillais ne doivent pas oublier que la colline Saint-Charles était à 4 kilomètres de la mer il y a huit millénaires et que la grotte du Cosquer était très au-dessus de l’eau… 

Crise de modèles inadaptés ? totalement…

Crise de la finance ? indubitablement !

Crise du capitalisme ? Partiellement, surtout dans la querelle entre libertariens (rejet de l’Etat) et libéraux, les libertariens étant dominants dans les milieux de la finance et de … Bruxelles…

Crise de la mondialisation ? partiellement, car la mondialisation existe dans les faits  depuis le XVI° siècle, mais camouflée sous le voile de la colonisation…

Crise sociale ? oui, surtout du fait que l’on a inventé, en privilégiant le très court terme, de nouveaux besoins sans chercher à d’abord consolider les besoins vitaux…

Crise industrielle ? oui, cette dernière est liée à ce qui précède ; à trop chercher le profit à court terme on en est arrivé à ce que nos avions ou nos fusées – pour en rester à ces exemples - dépendent pour près de leur moitié de l’étranger, la sous-traitance ayant été détruite… Notons en passant que Sarkozy en a conscience en disant qu’il fallait maintenir protéger et recréer de la sous-traitance française, la France ayant paradoxalement une chance par rapport à beaucoup de ses partenaires, celle d’avoir un usage de sa capacité industrielle de seulement 81 %, ce qui lui laisse de la marge si l’on veut bien agir… Mais il y a loin de la parole aux actes…

Crise de la confiance ? totalement… , et les gens sont prêts à gober n’importe quelle donnée dès lors qu’elle ne vient pas des politiques en place… Rumeur, quand tu nous tiens… Que penser par exemple de la diffusion d’une dette par habitant dont on fait défiler le chiffre en permanence, et en croissance permanente, alors que cela ne veut rien dire, car isolé du contexte et de toute notion de temporalité ? Il faut dire que les politiques y mettent du leur…

Crise de « peur ambiante » ? totalement… Et c’est ce qu’il y a plus grave, car totalement irrationnel. Les crises américaines de 1797, 1819, 1837, 1857, 1873, 1893  et 1907 sont directement nées de mouvements de panique, alors que ce même type de phénomène a fait de la crise de 1929 la « Grande crise », alors qu’elle aurait du avoir des effets aussi limités que les autres… A noter que beaucoup d’agences de notation sont pour la plupart nées – sus leur forme actuelle –  des crises de 1893 et de 1907 (par exemple, Moody’s en 1909, Fitch en 1913), crises nées d’un manque de confiance en les politiques ferroviaire et de construction. Plus de 15.000 entreprises et de 500 banques disparaissaient dans la tourmente de 1893, d’où l’intérêt de la notation pour juger de la qualité des banques, des entreprises, mais aussi justifier la politique d’industrialisation et d’extension du chemin de fer.

D’où les actions et réactions de Nicolas Sarkozy qui cherche à tout régler globalement, car la solution ne peut être que globale, à la fois sociale et macro-économique, à la fois culturelle et micro-économique, à la fois sécuritaire et méso-économique ! Sentiment d’insécurité et malaise face aux crises ne sont en fait que deux facettes du même problème, ce qui rend la mission de Sarkozy bien difficile, d’autant plus qu’il a du composer avec des fonctionnaires pas toujours compétents, une presse hostile, un bilan hérité pas terribles, des handicaps pas possibles – y compris laissés par Chirac -, des « amis » pas toujours aussi « amis » que cela ou alors ne le comprenant pas !

 

Maintenant, il ne faut pas oublier une chose, c’est que dans la vie réelle – c’est vrai, pas dans l’orthodoxie marxiste -, la crise est une réalité ! Tout système vivant – ce qu’est une société – est sujet à des crises… Je renvoie ici à Jacques Rueff, même si ce dernier tombait dans l’excès du « bienfait des crises »… Les crises sont inévitables… Les problèmes naissent lorsque l’on ne prévoit pas les crises, ou alors lorsque l’on pense que le système est rigide, structuraliste, exempt de tout risque… Et puis, arrêtons de confondre crise et risque (ce que font beaucoup d’agences de notation, … même si certaines, notamment Standard & Poor’s ont mis en place des ratings distincts afin de bien mettre en évidence les différences), tout comme l’on confond d’ailleurs prévention et précaution… Ce sont deux choses bien différentes, même si elles se trouvent liées…

 

En fait, les multiples crises que nous connaissons sont peut-être la traduction du fait que nous sommes dans une phase de transition, dans un monde qui change, qui se trouve confronté à des choix imposés, certes par la mondialisation, mais surtout par la crise de l’énergie et par le trop rapide changement climatique qui impose des décisions de développement durable devant donner leurs pleins effets en 2050 au plus tard. Il faut donc à la fois rassurer et changer les mentalités, ce qui est dans les deux cas très difficile ! C’est une crise d’évolution, une crise de la conception même de la société, une crise des choix ! Cette crise multi-facettes est en fait la preuve que nous nous trouvons en un temps de changement de paradigme sociétal

 

Petit historique des crises depuis 1970  (Source : Standard & Poor’s, 2009)

 

1970-1971

Crise des taux d’intérêt aux Etats-Unis sous l’influence d’une inflation galopante.

 

1973-1974

Crise pétrolière née d’un embargo des pays de l’OPEP sur les Etats-Unis – Déclin des stocks américains qui se reportent de plus sur les marchés parallèles – Stagflation – Nationalisation des compagnies pétrolières – Hausse massive des coûts de l’énergie

 

1979-1980

Crise pétrolière au Royaume-Uni combinée à une politique de réduction des dépenses publiques et d’une politique monétaire visant à réduire l’inflation.

 

1982-1983

Crise de récession aux Etats-Unis du fait d’une mauvaise politique de contrôle de l’inflation et de la mise en place d’une politique de contrôle du crédit qui freine la consommation.

 

1981-1982

Crise de la dette en Amérique latine liée au développement d’une politique d’industrialisation et d’infrastructures – De graves déficits fiscaux et extérieurs en découlent.

 

1989-2009

Crise dite de la « bulle japonaise » née d’une volonté de publier de vrais chiffres, correspondant aux normes internationales.

 

1990-1991

Cette crise, passée inaperçue, a eu de graves effets de récession sur toute la côte Ouest des Etats-Unis.

 

1990-1991

Récession d’une durée de six mois au Royaume-Uni du fait d’un fort déficit fiscal et commercial – Pressions de la Communauté européenne pour que les Britanniques modifient leur système de change – La Livre s’appuie sur le Mark allemand après avoir spéculé contre lui – Les effets de la récession dans le secteur bancaire se font ressentir aux Etats-Unis et en Suède, du fait de l’obligation faite d’être plus clair sur les systèmes de change.

 

1990-1991

Crise bancaire, du crédit et de dénationalisations dans tous les pays nordiques, notamment en Suède.

 

1994-1995

Crise mexicaine suite à des années de déficits publics et privés, de laxisme dans les comptes, de déficit commercial – Dévaluation du peso, crise bancaire, hyper-inflation, récession – Une aide étasunienne  de 20 milliards de dollars permet de résorber la crise, cette aide étant remboursée en 1997.

 

1997-1998

Crise en Thaïlande, se répercutant sur l’Indonésie, la Malaisie, la Corée du Sud, et, partiellement, sur Singapour.

 

1998-1999

A la suite de la crise financière asiatique, les coûts des facilités de paiement s’effondrent en Russie – La Bourse de Moscou s’effondre de 75 % - L’inflation atteint 84 % -  Le rendement des bonds établis en roubles explosent de 200 %.

 

1998-2002

C’est la crise argentine. Le peso était aligné sur le dollar, mais des facilités de paiement, des pertes fiscales, la dette publique et privée, un déficit des exportations allaient conduire à une crise grave qui allait aboutir à la « mise en faillite » de l’Argentine résolue par un sévère moratoire sur toute la dette souveraine argentine.

 

2001-2002

Divers scandales sur les experts-comptables et les services comptables, ainsi que l’explosion de la bulle technologique, induisent une modeste récession.

 

Arrêtons de déconner ! Je rappelle que les notes des Etats-Unis (car il y en a quatre principales) données par Standard & Poors sont : - pour le long terme AA+ (marché local) et AA+ (marché extérieur), - pour le T&C rating : AAA (le maxi), - pour le court terme (A1+ (le maxi), soit, converti en notes sur 20 (ce qui est facile puisque ces agences ont entre 20 et 23 niveaux de cotation) … 19/20, 19/20, 20/20 et 20/20 ! Et on panique !!! Quel parent ne serait pas fier de son enfant avec de telles notes au baccalauréat ? D’ailleurs, le A1+ sur le court terme explique en partie les magouilles actuelles sur la Bourse. Les interventions actuelles à court terme baissières sur les bourses sont en fait sans risques pour les « gros » qui peuvent sans risque plumer les « petits » que les médias paniquent ! Et ici, une question : pourquoi la presse ne diffuse t-elle que les indices négatifs, cette question dépassant ici la seule problématique des estimations de crédit au niveau mondial ?

 

Quelle différence entre le AAA et le AA+ ?

 

Un support noté AAA a une capacité extrêmement forte d’assurer ses engagements financiers. AAA Est le plus haut niveau de crédit attribué par Standard & Poor’s.

 

Un support noté AA+ a une très très forte capacité d’assurer ses engagements financiers. Il ne diffère du AAA que sur d’infimes détails.

 

Rappel : Le T & C ratingou (Transfer & Convertibility assessment) définit le risque de convertibilité des devises et des capitaux, ainsi que de leur transférabilité. Bref, il évalue le risque qu’il y a qu’un Etat empêche la sortie de devises ou de monnaie, la conversion de sa monnaie dans une autre monnaie ou encore le transfert de fonds privés vers des créanciers non résidents.

 

Nota : Standard & Poor’s est la plus ancienne des agences de notation, puisque créée en 1860. Elle est aussi la plus influente des agences de notation financière avec Moody’s Corporation, et, selon moi, la plus sérieuse…

 

Source : Standard & Poor’s (www.standardandpoors.com/ratingsdirect), document General criteria : Understanding Standard and Poor’s Rating Definitions.

 

De plus, ces agences sont-elles infaillibles ? Souvenons-nous ici de quelques « oublis » des ou plutôt de certaines agences américaine de notation – d’ailleurs 100 % privées et commerciales, donc répondant aux demandes de clients, clients qu’elles ne peuvent peut-être pas « dévaluer » faute de les perdre - : la crise de 1929, les crises sud-américaines des années 80, la crise actuelle, l’affaire Enron, etc…, etc…, etc… Il faudrait plonger dans les archives pour l’emprunt franco-russe ! Et, pour mémoire, l’Allemagne nazie ne fut pas particulièrement maltraitée avant  l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Axe (sauf par Standard & Poor’s… Cette agence nota en effet le risque allemand AAA, c’est-à-dire au plus haut niveau possible de risque !) … En tout cas, « beau » palmarès de loupés ! Mais passons…, car, à l’inverse, ces agences ont permis de faire des Etats-Unis la première puissance économique mondiale du XX° siècle en leur redonnant confiance en eux-mêmes, d’éviter la plupart des crises de panique, de limiter les faillites bancaires… Ce n’est donc pas leur principe qui doit être remis en cause mais le fait 1) que l’on ne puisse admettre qu’elles ne sont pas infaillibles ; 2) que l’on se serve d’elles aujourd’hui pour induire des mouvements de panique ! Car, paradoxalement, je pense qu’elles n’avaient pas forcément tort sur les subprimes, mais que ce sont les banques d’affaires étasuniennes et les spéculateurs qui ont détournés les chiffres et les données à leur profit, aidés en cela par certains capitaux troubles, ainsi que par une politique incohérente des Républicains et de la Banque centrale des Etats-Unis !

 

Juste en passant, souvenons nous que Moody’sfut déjà à l’origine d’une crise grecque en 1931 en dégradant la note de la Grèce, crise conduisant à la restauration de la Monarchie et à un coup d’Etat… Remarquons que suite à ces événements, Moody’sdevait avouer s’être trompée et avait annoncé l’arrêt de toute notation des dettes publiques… On oublie trop cet « incident »…, et on constate combien Moody’s a tenu sa promesse… Mais il faut aussi savoir que ces cotations ont repris suite à la demande des … Etats eux-mêmes , … dont la Grèce ! Notons en passant que la Grèce – contrairement à la France, au Royaume-Uni, à l’Allemagne ou encore à l’Italie –  sollicite l’agence Standard and Poor’s pour être notée… Alors, qu’elle ne se plaigne pas de ses deux CCC, n’accuse pas cette entreprise qu’elle paye… C’est aussi la démonstration  que les réponses de cette société ne sont pas forcément là pour faire plaisir à ses clients, ce qui démontre de manière indirecte son sérieux ! Et si des Etats n’ayant pas demandé de ratings sont notés, … c’est à la demande d’autres Etats, par exemple de la Grèce pour la France…

 

Notons aussi que Moody’s a bien plus récemment reconnu avoir commis des erreurs, mettant cela sur le dos de l’informatique, ce qui est à la fois facile mais aussi pas si faux que cela. Je cite ici un extrait de La Tribune.fr  du 27 juin 2008 :

« Selon des informations du Financial Times la semaine dernière, une erreur de codage au sein de l’agence aurait abouti à des notes indues accordées par Moody’s à des produits dérivés de crédit. Des produits complexes connus sous l’appellation de "Constant Proportion Debt Obligations" (CPDO) ont ainsi pu obtenir par erreur de la part de l’agence américaine la note maximale "AAA". Moody’s a déclaré avoir noté 44 tranches européennes de CPDO totalisant environ quatre milliards de dollars (2,53 milliards d’euros). Il a ajouté avoir engagé le cabinet d’avocats Sullivan & Cromwell pour enquêter sur les sources d’une erreur de codage dans un modèle informatique, qui a abouti à noter ces produits quatre crans plus faut que de raison. Mais le gendarme boursier a également envoyé des lettres aux autres agences de notation américaines Fitch et Standard and Poor’s afin d’examiner leur méthodologie. La SEC leur a également demandé de fournir des explications sur la politique et les procédures concernant d’éventuelles erreurs dans la notation de produits financiers. Les agences sont même appelées à déclarer toute erreur enregistrée ces quatre dernières années. »

Le gros problème, c’est lorsque l’on a une « foi » absolue en la machine, en l’espèce l’informatique, et dans les seuls mathématiques qui ne peuvent de plus prendre en compte les critères humains, culturels et sociaux, ces derniers n’étant pas monétarisables. Notons juste en passant que ces « erreurs » portaient sur des produits financiers complexes et sur le marché européen…

 

Y a-t-il donc risque réel avec un abaissement de la note souveraine à long terme (car c’est de celle-ci seulement qu’il s’agit, la confusion étant entretenue savamment dans les esprits) de la France ? A priori aucun, sauf si des facteurs de peur s’introduisent, ainsi que des décisions « politiques » de certaines sphères financières. Le problème majeur reste que les financiers « habituels » ne savent plus prendre de risques puisque ce sont des machines qui les suppléent dans la décision, tout comme ce sont des machines qui décident pour les agences de notation qui s’arrogent le droit, dans un esprit uniquement libertarien et en aucun cas libéral, droit de vie et de mort sur des Etats, donc sur des hommes !

 

Et puis, combien de financiers ne sont en fait que des moutons de Panurge prêts à écouter, dans leur soif du court terme absolu, de l’immédiat, n’importe quelle rumeur, à suivre n’importe quel mouvement pour lors que cela « rapporte » ? Obsédés par l’argent et le gain immédiat, les traders en perdent toute intelligence, alors que l’existence de cette dernière leur était indispensable lorsque la cotation était non pas informatique mais à la corbeille… A méditer… Notons en passant que la City est considérée comme l’un des plus grands « royaumes » de la consommation de cocaïne dans le monde… Rappelons ici ce principe de base pour le Chrétien selon lequel on ne peut servir Dieu et l’argent (cf. Mt 6, 24) au risque de se perdre…

 

Donc, arrêtons d’écouter les pythonisses contemporaines que sont les agences de notation étasuniennes !

 

En fait, les Etats peuvent être tentés, comme l’avait démontré Natixis dans une note de 2009, de se servir de ces crises – et de leur propre dette – pour la baisser en fait mécaniquement, d’où d’ailleurs les rachats actuels de dettes par les banques centrales ! C’est un jeu subtil, un jeu possible ! Mais c’est aussi un jeu dangereux et risqué !

 

Le risque réel ce sont les CDS, c’est-à-dire les produits d’assurance sur la dette actuellement mis en vente, y compris à ceux qui ne possèdent pas de dette, ce qui transforme ces produits en purs objets de spéculation ! Car, « cerise sur le gâteau », on a créé des produits d’assurance garantissant (en théorie) en cas de non remboursement de la dette rachetée ! Ici, on paye donc une nouvelle prime pour se garantir… Ubuesque… On comprend ici le désir de Nicolas Sarkozy de voir réserver ces produits aux seuls détenteurs réels de dettes publiques, mais aussi son action récente en interne ayant conduit la France a racheter une partie de ces CDS la concernant, ce qui certes creuse sa dette mais aussi lui permet de se la garantir partiellement tout en freinant la spéculation, … et ce à un taux potentiel supérieur de remboursement que les sommes concernées… On devrait presque pouvoir déduire les montants garantis par ces CDS « étatiques » du total de la dette publique, puisque cette dette est en fait rapportée sur des sociétés d’assurance et de réassurance… Mais il faudrait que la France soit suivie dans cette action de rachat, et plus encore de réservation aux seuls concernés de ces produits, ce qui est loin d’être le cas, les Britanniques s’y opposant par exemple à la fois parce qu’ils leur rapportent de l’argent et parce que leurs propres compagnies d’assurance sont elles mêmes émettrices de ces produits.

 

Rappelons maintenant que la dette souveraine est autre chose que la dette non souveraine, etc… De même, dire que l’on transmet la dette aux générations futures est du « pipeau jet » complet, car elle est en fait à … 7 ans ! Donc, à défaut de septennat, ce dernier étant été supprimé de manière aberrante alors qu’une politique publique ne peut réellement développer ses effets qu’en … 6 à 7 ans, il faut surtout, par des rachats par les banques centrales, permettre l’allongement de cette date, puisque l’on ne peut plus – alors que cela aurait été possible – l’abolir sur un cycle !  Disons ici que les critères dits « de Maastricht » ne veulent rien dire car ils n’ont aucune dimension de … durabilité ! L’une des causes des difficultés actuelles aura été d’avoir transformé ces critères qui n’étaient que des objectifs vers lesquels il fallait s’efforcer de tendre en des normes contraignantes, privant ainsi les Etats de certaines possibilités de manœuvre non offertes par la Banque centrale européenne.

 

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas tendre vers le déficit budgétaire zéro ! Mais, je suis peut-être idiot car je ne vois pas où figure dans le projet actuellement mis en sommeil de modification de la Constitution la moindre obligation réelle d’interdiction des déficits publics… On nous parlait dans ce projet de « loi cadre d’équilibre des finances publiques », rien de plus ; et, quid des lois de finances rectificatives ? Le texte était insuffisant et peu clair en fait !

 

Pour continuer, la Bourse n’est pas une image réelle de l’économie, ni même de la vitalité des entreprises ! Sans aller jusqu’au La Bourse ? Rien à cirer ! d’Edith Cresson, il ne faut pas non plus la sacraliser… Rappelons que la capitalisation totale  du New York Stock Exchange Euronext Paris, bref de la Bourse de Paris, ne représente que 40 % du PIB, une entreprises telle qu’Air France ne « valant » selon la Bourse que sa consommation en carburants, moins que sa flotte, alors que Carrefour, pour prendre un autre exemple, « vaut » moins que son patrimoine immobilier français !

 

Peut-être ne sommes nous en fait, dans la réalité, que dans une phase de correction et de remise à niveau des dettes publiques qui se trouvent en fait réduites au réel par les rachats actuellement effectués sous garantie de la France et de l’Allemagne fédérale, d’où la « colère » de certains éléments spéculateurs (fonds flottants, fonds non souverains, argent du crime, etc…) qui perdent « un fric fou » en cherchant à détruire les Etats ! N’oublions pas qu’Obama a signé, en parallèle au décret sur le plafond de la dette US, un décret contre l’argent des quatre plus grandes associations criminelles mondiales ! Pas anodin du tout !  N’oublions pas que vient de se tenir une réunion à Paris des principaux magistrats européens en charge de la lutte contre l’argent du crime, le rôle de ce dernier ayant été démontré dans la crise italienne, alors que dès le milieu des années 90 le Ministère allemand des Finances dénonçait la part importante de l’argent du crime dans l’économie allemande, avec, de mémoire, plus de 345 milliards de DM directement y lié en 1995…

 

Quelques  causes et responsabilités majeures…

 

La confiance aveugle en des machines, donc notamment la facilité induite par la déresponsabilisation de la décision au profit d’outils

L’adoption de règles comptables ne tenant pas compte par exemple de la patrimonialité

La  peur, le manque de confiance et la défiance envers tout ce qui est politique

La déification de la croissance alors qu’elle n’est qu’un outil de mesure parmi d’autres et qu’en outre un Etat en retard aura toujours plus de croissance - ,s’il fait quelque chose - qu’un Etat développé

La déification de l’argent avec la perte induite des valeurs de base de nos sociétés,

Le fait que des Etats de l’Union ne soient pas soumis aux mêmes règles et obligations que leurs partenaires

L’action de certains groupes de tous horizons et origines, y compris de type mafieux ou extrémistes religieux

 

Comme le disait Josef Ratzinger, l’Occident a perdu foi en lui-même, a perdu foi en ses valeurs ! Il a foi en la machine, plus en l’homme ! Et de cela il est le seul responsable !

 

 

En fait, nous sommes dans une situation de « guerre soft », et les financiers n’hésiteront pas à provoquer des mouvements, car leur but est la disparition des Etats et le seul pouvoir de l’argent ! Est-il anodin que la Belgique, malgré ses chiffres, malgré son absence de tout gouvernement légitime depuis près de deux ans soit considérée comme un « bon élève » par la finance ? Souvenons-nous aussi de certains « mouvements spontanés » au Royaume-Uni, encore cet été ? Les « indignés » ne sont-ils pas manipulés même ?

 

Pour continuer sur la Bourse, pour bien comprendre que la Bourse c’est « ridicule, factice, pipeau jet », donc dangereux, un simple exemple pour le démontrer… Le 10 août dernier, le volume des valeurs échangées à Paris était d’environ … 0,6 % ( !!!) de sa capitalisation totale pour une baisse de plus de 5 % ! Là encore, aucune adéquation avec le réel !  Ceci démontre bien la totale déconnection entre la Bourse et la réalité puisqu’il n’y a aucune adéquation vraie entre les cotations et la valeur réelle des entreprises (je me répète volontairement), ce phénomène ne concernant pas que les bulles du type de la crise du début des années 2000 ! Mais, bien que les agences réaffirmaient et réaffirment le AAA français avec perspective stable, une simple rumeur aura suffit ce 10 août à) ébranler la Bourse ! Et cet épisode s’est répété ! Alors, bravo les médias (cf. par exemple l’article de Marianne du 19 novembre sur Sarkozy et la « faillite » de la France), bravo les cons ! On est désormais dans l’irrationnel total – d’ailleurs sous couvert de raison justement -, … ou dans la manipulation politique ou électoraliste !

 

Soit dit en passant, un Etat étant la superposition d’un territoire, d’une population et d’une souveraineté, ne peut être « en faillite », du fait de la population et du territoire, … qui sont d’ailleurs les deux éléments qui entravent la finance spéculatrice (pas la vraie, bien au contraire). Nous sommes bien dans un affrontement entre libertariens (qui veulent tuer l’Etat) et libéraux (qui veulent un capitalisme productif).

 

Souvenons-nous aussi qu’en 1998 Wall Street avait perdu … 22 % en une seule séance, et le monde est toujours là ! Dans tous les cas, c’est bien une « guerre soft » comme je l’écrivais plus haut, que celle-ci soit guérilla, localisée ou générale… On comprend mieux ici les appels de Nicolas Sarkozy à plus de réalisme sur les places boursières, mais, là encore, il ne peut agir sans un soutien massif des principaux Etats de la planète !

 

Nous sommes en situation de guerre « soft », d’où d’ailleurs la réponse tous azimuts de Nicolas Sarkozy qui correspond totalement à la doctrine de défense de la France telle que définie par Charles De Gaulle, doctrine incluant, on l’oublie trop souvent, la défense économique et sociale !

 

Notons en passant que depuis 23 ans, c’est-à-dire depuis la création du CAC 40 au 31 décembre 1987, la performance de la Bourse de Paris a été d’environ 300 % (avec un pic de plus de … 600 % en 2007), donc bien plus que la hausse des prix réels sur la même période, ces derniers augmentant de 54 %, et même que du PIB puisque ce dernier a été multiplié par seulement 2,3 sur la même période ! D’ailleurs, en aparté, pourquoi le seul CAC 40 comme indice, mais passons… ? Notons que sur la même période le prix de l’or a été multiplié par 3,33 environ, celui du pétrole par 9,25 environ (multiplions par 1,12 pour celui de la Mer du Nord), et les dividendes, selon certaines sources que je n’ai pas vérifiées, par … 6,36 !!! C’est pour cela que Sarkozy oppose dans son discours l’économie réelle à l’économie financière !

 

Maintenant, il faudrait aussi de notre côté arrêter de penser en termes de croissance financière – ce qui est l’une des erreurs de Sarkozy, mais peut-il faire autrement tout seul, les marchés étant mondialisés ? D’ailleurs, réduire la prévision de croissance de la France à 1 % ne l’a pas particulièrement affecté, alors que, paradoxalement, les Socialistes hurlent en faveur de la croissance – et penser plus en termes de développement humain ! la croissance sera toujours plus forte dans un Etat partant de rien que dans un Etat (sur-)développé où elle peut même devenir un handicap, très paradoxalement ! Il est d’ailleurs « amusant » de constater que des Etats à note A basse ou même … B+, bénéficient de taux voisins des taux français uniquement parce qu’ils sont jugés comme à « fort potentiel de croissance »… Etre « arrivé », être stable serait-il devenu un handicap, au même titre que le territoire considéré aujourd’hui par les économistes libertariens comme un handicap ? On croit rêver !

 

Bref, revenons au réel ! Cessons de penser uniquement en mathématiques, ces derniers n’étant qu’un langage, rien d’autre !

 

Il faudrait ici que l’Union européenne en profite pour adopter enfin sa réglementation sur la gouvernance économique, mais pas forcément dans le sens préconisé par la Banque Centrale Européenne (... dont l’actuel Président fut d’ailleurs l’un des « acteurs » clé de la crise actuelle vues ses fonctions encore il y a peu au sein de la banque Goldman Sachs, banque ayant d’ailleurs fait l’objet le 2 septembre dernier de l’ouverture de poursuites judiciaires par le Trésor américain pour son implication dans la crise des subprimes) ou encore par le Rapport parlementaire Le Grip  et Plagnol (http://serge-bs.over-blog.com/article-deception-s-face-au-mepris-et-aux-abandons-ou-meditations-suite-au-rapport-le-grip-66354814.html)…

 

Il faudrait aussi que l’Union européenne renforce, voire même mette en place un réel cadre comptable budgétaire unique à suivre par les Etats membres, sur le modèle mais non pas à l’imitation du plan comptable pour le privé, et ce afin que chacun parle de la même chose en matière de déficits et de dettes publics, même si l’Office européen de Statistique (Eurostat) a fait un très réel effort en ce sens. D’ailleurs Nicolas Sarkozy soutient cette initiative…

 

Il faudrait par exemple introduire une clause de patrimonialité, ne serait-ce que parce que les agences de notation usent pour « juger » les Etats de notions de droit privé sans les appliquer aux Etats, ce qui est une aberration) ou encore distinguer au sein des dépenses sociales les dépenses de solidarité (qui relèvent du public et sont d’une certaine manière une garantie de stabilité pour l’Etat) des autres dépenses sociales qui relèvent de fait du « privé » même si elles sont à gestion publique ! Sortons les dépenses sociales ne relevant pas de la solidarité, ce qui est possible à la condition de le vouloir et de remettre en place une structure séparée, et tant la dette que le déficit publics sont autres ! De plus, ceci permettrait de mieux comparer la France à d’autres Etats, tout en favorisant en France une meilleure gestion des dites dépenses … et recettes… On verrait ainsi la réalité ! Il faudrait aussi mieux organiser le parallélisme entre émission de monnaie et croissance de la population, et ce afin de maintenir une réelle péréquation en matière de monnaie disponible… Ce n’est pas à la Bourse de créer de la monnaie, … ni d’en détruire ! Mais il est vrai que la monnaie est aujourd’hui une marchandise comme une autre et non pas indépendante des dites marchandises ! D’ailleurs, l’une des causes de la crise grecque aura été le fait que la Grèce, par l’entremise de Swaps de devises d’ailleurs émis par … Goldman Sachs, aura cherché à payer une partie de sa dette en spéculant … contre l’euro sur les marchés monétaires !

 

Quelques responsabilités majeures de la Grèce

 

La diffusion de faux chiffres, divisant ainsi – entre autres faux chiffres – d’un facteur 4 le déficit budgétaire : « 2009 – Nov.-déc. Opération vérité en Grèce. A peine élu, le nouveau premier ministre socialiste, Georges Papandréou, met au jour le cadavre laissé dans le placards par le précédent gouvernement grec de centre droit : le déficit est quatre fois plus élevé que prévu, à 21,7 % du PIB. Promettant que la Grèce honorera ses dettes malgré tout, il engage son pays dans l’ère de la rigueur. Ces déclarations ne convainquent pas l’agence de notation Standard & Poor’s qui, le 16 décembre, abaisse la note du pays de A- à BBB+. » (Source : Article de Damien Hypolite, sur http://www.lefigaro.fr (2 novembre 2011).

L’utilisation, pour compenser fictivement la dette, d’outils financiers complexes spéculant contre l’euro.

Un refus historique, même s’il fut discret, de tout contrôle réel de l’utilisation des fonds communautaires par les agents de la Commission européenne, de l’OLAF ou d’Eurostat., notamment du FEOGA et du Feder.

De nombreuses fraudes aux aides et subventions européennes.

Des grosses fortunes non solidaires ayant transféré des milliards d’euros hors de l’Union européenne aux premiers coups de canon, mais bien dans la tradition de ces armateurs grecs faisant couler des navires Liberty ship déclarés comme neufs histoire de toucher la prime d’assurance, même au prix de la mort de marins innocents et de pollutions…

L’absence de toute véritable politique fiscale, ainsi que l’absence de quasiment toute fiscalité sur le foncier bâti.

Un urbanisme incontrôlé.

Le cumul d’emploi possible et fréquent entre le public et le privé.

Des fonctionnaires – ayant souvent par ailleurs un autre emploi – peu présents, mais très payés.

Une retraite à 57 ans.

Beaucoup de faux chômeurs.

Le poids de l’Eglise orthodoxe qui bénéficie d’avantages constitutionnels et juridiques en matière fiscale et patrimoniale, alors qu’elle est de fait le premier capitaliste grec.

Une longue tradition de non respect de la parole donnée, d’Agésilas au Concile de Florence…

 

Comme l’a dit Nicolas Sarkozy lors de l’émission Face à la crise du 27 octobre 2011, il n’aurait pas fallu faire entrer si vite la Grèce dans la zone euro…, et, selon moi, ni même dans l’Union européenne, y compris du fait des premiers articles de sa Constitution… Ce fut bien, pour reprendre ses mots une erreur

 

 

Notons qu’en Grèce passe pour le salaud de service le Premier ministre qui a dit la vérité, mais passons. Mieux, lui a succédé un technicien, ou plus exactement l’un de ceux qui fut à la source des manœuvres de swaps de devises lorsqu’il travaillait pour Goldman Sachs… A méditer, d’autant plus que Hollande avait comme copain de chambrée « au régiment » un certain de Castries, avec lequel il serait resté très lié. Or, de Castries, c'est AXA ; et AXA était le plus gros des actionnaires de Goldman Sachs jusqu’au 30 août 2010, bref de la banque qui a « fabriqué » avec la complicité du gouvernement grec la crise grecque avec les swaps de devise qu'elle lui a proposé (donc une spéculation contre l'euro entre autres), et cela à l’époque de l’utilisation de ces swaps

 

Lorsque Sarkozy parle d’orthodoxie financière, de solidarité interne à la zone euro, lorsqu’Angela Merkel réclame plus de garanties à la Grèce quant à sa volonté monétaire, ont-ils tort, chacun de ces deux personnages politiques soutenant d’ailleurs l’autre dans sa démarche ? reste qu’il existe un gros problème… Plus pragmatique, Nicolas Sarkozy souhaite agir par delà les Traités, immédiatement, alors qu’Angela Merkel, paralysée par une doctrine ancienne et par une décision bien frileuse de la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe, souhaite voir d’abord modifier les Traités… Pourtant, rien dans les articles 119 à 144 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne [TFUE] n’interdit l’action, certains oubliant par exemple le second paragraphe de l’article 123 (TFUE)… Mais cela demande de la volonté politique, … et aussi des juristes compétents…

 

Maintenant, la culture actuelle n’a-t-elle pas aussi son mot à dire dans la compréhension de cette crise, le propre de l’homme occidental étant aujourd’hui de se haïr et de s’auto-dénigrer ? Ce sont les mots terribles de Benoît XVI, alors Josef Ratzinger – d’ailleurs en rien lié avec une volonté de relance des Croisades comme on a osé me l’affirmer - :

« Il y a, de la part de l’Occident, une étrange haine de soi-même, que l’on ne peut considérer que comme quelque chose de pathologique. L’Occident fait de louables efforts pour s’ouvrir, plein de compréhension, à des valeurs extérieures, mais il ne s’aime plus lui-même. Il ne voit plus de son histoire que ce qui est critiquable et négatif, et il n’est plus en mesure de percevoir ce qui est grand et pur. » …

Ce fut le N’ayez pas peur ! non entendu de Jean-Paul II… Honteux de lui-même, l’Occident s’autodétruit, alors que les Chinois, les Brésiliens ou les Etats arabes ne font pas tant de chichis, sont fiers de leurs cultures, bref s’osent ! Pour contrer cela, Nicolas Sarkozy a cherché à relancer l’histoire de France, l’histoire non marxiste mais vraie de la France, a cherché à relancer l’idée de Nation, mais on a vu combien les politiques marxistes ont mis d’obstacles, alors qu’il en allait aussi de la confiance de la France et de l’Europe en elles-mêmes ! Ici, la seule erreur de Sarkozy aura été – outre sa non persévérance sur l’identité nationale, mais le débat fut si mal lancé par l’UMP – d’avoir trop suivi Edgard Morin et son Introduction à une politique de l’homme (qui n’est pourtant pas un mauvais livre, mais dont il faut garder à l’esprit la grille de lecture méta-marxiste), en oubliant que ce dernier écrivait en 1976 lors de la réédition d’articles d’Arguments sur le marxisme chez 10/18 : «  Le marxisme (…) constitue une vérité scientifiquement prouvée (…) ; (dont il est démontré) que toute révision ne peut être que régression. »

 

Pour finir, rappelons juste le point 2409 du Catéchisme de l’Eglise Catholique :

« Sont (…) moralement illicites : la spéculation (…) pour faire varier artificiellement l’estimation des biens, en vue d’en tirer un avantage au détriment d’autrui ; la corruption (…) ; l’appropriation et l’usage privé des biens sociaux d’une entreprise ; les travaux mal faits, la fraude fiscale, la contrefaçon des chèques et des factures, les dépenses excessives, le gaspillage. »

 

Suite : http://serge-bs.over-blog.com/article-libres-reflexions-sur-la-crise-actuelle-suite-81410283.html

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Published by Serge Bonnefoi - dans Politique
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Serge Bonnefoi 09/12/2011 09:21


Une obligation d'Etat AAA intéresse t-elle, son rendement étant
faible ?


Une obligation d'un Etat en crise n'est-elle pas plus
attractive de part son rendement 4 à 5 fois supérieur, même si son risque est d'un demi ou de 1 supérieur ?


 


Bref, le système n'entretient-il pas l'épargne spéculative,
d'autant plus que la Bourse, elle aussi, ne compte pas les noyaux stables mais seulement les 1 à 2 % au plus de mouvements de capital ?

Serge Bonnefoi 08/12/2011 11:58


Comment Standard and Poor's note les Etats :


http://www.standardandpoors.com/prot/ratings/articles/en/us/?articleType=HTML&assetID=1245323370581


23 pages en anglais, mais intéressant !

Serge Bonnefoi 07/12/2011 15:25


Dans ma remarque précédente, je parlais de la dette grecque à propos de Goldman Sachs...

Serge Bonnefoi 07/12/2011 15:22


Juste en passant, les notes que Standard &
Poor's donne à Moody's :




- Long terme étranger : BBB+
- Court terme étranger : A-2
- Long terme intérieur : BBB+
- Court terme intérieur : A-2
Et c'est "ça" qui nous note ? qui donne des leçons ?


 



Et les notes de Goldman Sachs, qui a causé les crises européennes (en fait surtout
la dette avec ses swaps de devises), mais a qui "on" a donné la BCE, le gouvernement italien, etc...
- Foreign Long Term A perspective négative
- Foreign Short Term A-1
- Local Long Term A perspective
négative
- Local Short Term A-1





Serge Bonnefoi 30/11/2011 09:07


Quand je disais qu'il était possible de surmonter sans problème le 1° de
l'article 123 du TUE, "on" me répondait que j'étais un con... Or, voici que, tout d'un coup, "on" s'aperçoit qu'il suffit de transiter par le FMI... Sans autre commentaire...