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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:29

Robert Miras chantait il y a quelques années que « l’Enfant Jésus est né en Provence »… Ce n’est bien sûr pas exact historiquement parlant, mais ce n’est pas pour autant faux… C’est en effet en Provence et en Campanie que sont nés les petits santons, ces petits santons dont la « ronde » chantée par Tino Rossi enchante encore nos cœurs d’enfants… En Campanie ? certes, mais ce n’étaient encore que des Nativités, bref un abri, l’Enfant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph, plus quelques bergers de temps à autre… Mais pas nos petits santons… Pas ceux de notre tradition bi centenaire ! Pas de tambourinaïre, pas d’amoulaïre, pas de bouliste, pas d’arlésienne, pas de… pas de… pas de…

Car nos petits santons sont de Provence… Mieux, ils sont de Marseille… C’est à Marseille, comme le montrent nos musées, que sont nés les premières crèches familiales, en verre filé, en carton, en liège, en cire, …, ces premières crèches où commencent à apparaître des « non bergers »… Et puis, un jour de 1798, un marseillais Jean-Louis Agnel se fit figuriste, bref notre santonnier d’aujourd’hui… Souhaitant fêter le rétablissement du culte jusqu’alors interdit par des laicistes haïssant l’Église, il voulut offrir de ces pauvres figurines aux gens pour leur redonner espoir, pour leur redonner le gout de la fête, préfigurant d’une certaine manière cette phrase de Calvin Coolidge nous apprenant que « Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit ! » Eh oui, il dépassait les doctes théologiens qui débattaient sur la date ou le temps de Noël ; il faisait entrer Noël dans nos maisons, dans nos cœurs dès le mois de décembre, jusqu’après les Rois mages… Noël n’était plus un jour sublime, mais un temps de joie, d’espérance, devant toucher tout le monde … et ce fut fait au travers de ces humbres figurines d’argile, de nos « petits santons »… Tout le monde l’imita, certains faisant leurs santons en famille, d’autres créant les premiers moules en platre, le travail de l’argile, la peinture à l’eau…

Et ce fut le 1er décembre 1803, l’ouverture de la première foire aux santons sur le cours Saint-Louis… 214 ans déjà ! Une tradition, un « bail » comme on dit… Plus de foires aux santons finalement que d’années de République, on l’oublie… Et de courir du cours Saint-Louis au cours aujourd’hui Belsunce en 1808, puis au boulevard du Muy en 1853, puis aux allées de Meilhan en 1883 après une courte escale vers la « place des Fainéants » en 1882… Et aujourd’hui, le monde entier envie notre foire aux santons de la Place De Gaulle…, les milliers de touristes quid ébarquent font la queue chez Escoffier, Carbonnel, Jouglas et autres Camoin…

Ces petits santons, c’est le peuple de Marseille, tout le peuple, du Maire à l’humble sans abri… C’est le petit peuple de Provence, et même d’ailleurs avec le bohémien… C’est la partisane, la crieuse de poissons, l’aveugle, le pécheur napolitain, le gardian, la Margaridou, le ravi, Boufaréou, la vieille Roustidou aux bras de son vieux mari… Et à Toulon, même les bagnards… Nos petits santons, nos « petits saints », car cela vient de « santoùn », sont désormais là, présents, toujours présents, dans notre tradition vivante… Même le Maire communiste d’Aubagne s’était un jour offusqué à l’idée que l’on puisse lui « lever » un jour « sa » crèche, … où il fut même « santonisé » certaines années…

Car Noël dépasse la Foi, car Noël c’est la joie, car Noël c’est la paix ! Car Noël, même théologiquement dépasse les religions puisque, si Jésus est Dieu pour les Chrétiens, il est aussi prophête pour les Musulmans, bref Sidna Aïssa, mais il est aussi personnage historique pour la plupart des Juifs, mais il est aussi « sage » pour certains Bouddhistes… Noël est un temps de miracle, un temps où tous les hommes de volonté se rencontrent, se rassemblent… Et c’est cela nos « petits santons »… Ils sont plus que les crèches parlantes ou que les pastorales… Ils sont des témoins de l’amour, de l’espoir, de la vie quotidienne… Alors, foutons leur la paix…

Et ce d’autant plus que le laïcisme n’est pas la laïcité à laquelle nous sommes tous attachés, d'autant plus que le principe de "neutralité du service public" n'est pas un principe constitutionnel, et ne s'applique pas, en droit administratif, dès lors qu'il y a, en cette matière, respect du principe d'égalité dont il découle... Par contre il y a en droit administratif, existence du principe de "neutralité des agents du service public", qui ne s'applique pas en l'espèce, si ce n'est que l'on ne pourrait imposer à un agent ne croyant pas en conscience à la crèche, de la monter et de la démonter ! Il a "droit de retrait" dans ce cas, sans aucune sanction possible, ce qui est somme toute normal... Il est enfin de jurisprudence constante que neutralité n'est pas laïcité ! Les principes à évoquer sont donc le respect des traditions locales, reconnu par exemple en matière de tauromachie ou de certains défilés par le Conseil constitutionnel lui-même, et celui d'égalité…

Or, Noël est tradition , tradition locale, et aussi égalité au travers des figures de nos « petits santons », et aussi joie, de cette joie simple, de cette joie populaire que l’on oublie trop… Oui, Noël est un message d’amour, message finalement universel et dépassant toutes les religions, et Jésus est bien né en Provence au travers de nos « petits santons », alors : « Pas touche ! »

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Published by Serge Bonnefoi - dans Varia
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 17:43

Je ne cautionne en rien les publicités figurant sur mon blog, publicités désormais imposées

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Published by Serge Bonnefoi
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 17:41

18 août 2014


A PROPOS DE L’AFFAIRE MEKHISSI


 

Ce qui est important dans l'affaire Mekhissi, ce n'est pas finalement la disqualification ou non... Ce qui est important, c'est qu'il ne faut pas laisser passer, sous quelque prétexte que ce soit, une remise en cause des principes généraux du droit et de la justice, car c'est la somme de petits renoncements sur ces principes qui sape les fondements de la démocratie et de la liberté, car ceci insinue dans l'esprit que finalement ces principes ne servent à rien, que l'on pourrait s'en passer ! Encore plus que des questions de procédures, finalement assez classiques à résoudre, c'est un problème de théorie du droit qui est posé : Quelque chose peut-il justifier un renoncement aux principes généraux du droit ?

 

Le problème n’est pas tant la disqualification en elle-même. Après tout, on a vu tant de choses en sport, par exemple celle de pilotes de F1 pour usure du fond plat ou encore de skieurs pour avoir enlevé trop vite leurs skis dans l’aire d’arrivée. Mais, dans ces derniers cas, la disqualification était clairement prévue pour ce type d’infraction en apparence bénine, et elle est appliquée à tous, dans tous les cas, les procédures d’appel étant prévues et ne pouvant porter que sur le fait lui-même.

 

Or, nous nous trouvons dans un cas où la règle n’est pas appliquée de manière systématique et uniforme à tous, où la sanction n’est pas clairement définie, pouvant aller du simple avertissement verbal à la disqualification sans que des notions véritablement juridiques soient posées, où la sanction est prononcée sur une première base juridique, puis sur une seconde en appel, où la procédure permet un recours en appel sur une autre base par une partie tierce non plaignante en première instance, où aucun contre appel n’est permis dès lors que l’appel porte sur la procédure et non sur le fait lui-même, où aucune « cassation » n’est possible en cas d’appel sur le juge et non pas sur la sanction ou le fait lui-même, etc…

 

De plus, l’interprétation de la règle est très floue en ce sens qu’elle pose bien que la sanction doit tomber de la piste au podium quant à la tenue, mais aussi du cercle, de la piste d’élan, etc… Or là des actes tout aussi « anti-sportifs » ne sont pas jugés selon les mêmes critères… Quelle différence entre ce qu’a fait Mekhissi et un discobole allemand déchirant son maillot de joie sur l’aire de lancer et alors que la compétition n’est pas terminée pour en rester à cet exemple ? Mieux, lorsqu’un perchiste allemand (Lobinger, Monaco, 2006) montre son cul au jury pendant un concours et fait son tour d’honneur cul nu, le tout devant la télé, il ne prend que 5.000 euros d’amende et n’est en rien disqualifié ! Deux poids, deux mesures…

 

Reste aussi que la notion de « casier » (au sens large) est plus que floue en athlétisme, y compris en tenant compte de faits amnistiés ou jugés sans suite, sauf en matière de dopage. En fait, nous nous trouvons fasse à un règlement flou, à une procédure incertaine et parfois très bizarre, violant le principe de sécurité juridique, le principe de droit à l’oubli, le principe « nulla poena sine lege », le principe « nullum crimen sine lege », le principe d’égalité devant la justice et devant la loi, le principe de proportionnalité, le principe de droit à la défense, le principe de délai, etc…

 

Par exemple, il n’y a pas de « recueil de jurisprudence » permettant de savoir comment prendre une décision en dehors du pifomètre et de l’humeur des juges et de certaines parties… Enfin, je ne trouve nulle part le texte des diverses sanctions… Je vais d’ailleurs les demander à un ami de la FFA… Car sans le texte des « arrêts » on ne peut véritablement commenter… Toujours est-il que certains principes généraux du droit me semblent avoir été violé…

 

Le principe « nulla poena sine lege », et, bien naturellement, son miroir qu'est le « Nullum crimen sine lege » ont été violés… Outre le fait que j'ai un doute sur certains points de la procédure (mais tant que la Fédé n'aura pas de vrai juriste...), reste que le principe Nulla poena sine lege n'est pas réellement respecté... Imaginez si un article du Code pénal disait : cette infraction sera passible d'une peine d'amende de 15 € à la peine de mort ! Or, on en est là !


 

 

Tout ceci préfigurerait-il ce que deviendrait la justice si sa privatisation s’amplifiait ? Nous ne l’espèrons pas, même si certaines tendances vont malheureusement en ce sens ! Mais toujours est-il que, par le sport, on laisse se banaliser des dérives scandaleuses, plus que menaçantes pour les libertés les plus fondamentales ! On laisse s’instiller ce venin mortel dans les esprits au nom de l’éthique sportive ! Panem et circenses ! Imaginez un peu de telles « évolutions » dans le cadre des grosses entreprises… Imaginons un instant une justice privée des conflits du travail – ce que ne sont en rien les Prud’hommes -, ou encore des problèmes d’hygiène et de sécurité au travail, organisée, à l’imitation des fédérations ou ligues sportives, par les seuls patrons ou actionnaires ou encore les seuls syndicats… C’est là que se trouvent, que se préfigurent les vrais monstres !

 

Répétons-nous… On trouve aujourd’hui de plus en plus d’officines privées, le plus souvent autoproclamées compétentes, qui jugent les politiques publiques, les actes de justice, etc… Certaines même, selon des murmures, noteraient les ministres…C’est là un immense danger pour la démocratie en privatisant à la fois le contrôle et l’émotion collective ! Et il y a même des prisons privées…, avoir leur grand problème éthique : elles ne peuvent être rentables que remplies… Or, une prison doit-elle être rentable ? La prison la plus rentable pour la société ne serait-elle en fait pas la prison vide ?

 

Mais nous sommes aussi déjà entrés dans l’ère du relativisme, chacun, informé par des moyens plus ou moins douteux, s’arrogeant, se voulant juge, seulement en croyant savoir ! Or, ce n’est pas cela la justice ! Certes, cette tendance a émergé au dix-neuvième siècle, et la liberté de pensée doit absolument être garantie, mais on en arrive aujourd’hui, à l’heure du village planétaire à de véritables caricatures du jugement individuel et collectif !

 

On oublie trop souvent que la justice, ce sont des valeurs, des valeurs traduites dans des lois. Or, aujourd’hui il y a un risque furtif mais réel, souvent soutenu par l’opinion, non consciente du risque pour sa propre liberté. Le juge s’arroge parfois le droit de créer le droit à l’audience, l’exemple extrême étant celui du juge anglais qui peut créer une infraction à l’audience ! Il n’y a plus aucune sécurité juridique possible dans ce cadre. Et le plus grave, c’est que cette attitude se retrouve parfois dans des cours aussi importantes que la Cour de Justice des Communautés européennes ou encore que la Cour européenne des Droits de l’homme, sans même parler de certaines mesures administratives dans le secteur de la pêche, pour en rester à cet exemple, avec modification des quotas et donc sanction en cas de dépassement, … a posteriori !

 

Nous serions ainsi en pleine période de disparition de la distinction entre le domaine public et le domaine privé, presqu’aussi fortement que pendant les périodes les plus noires du Moyen-âge. …Et cette confusion a toujours été l’une des caractéristiques soit du totalitarisme ou de la tentation du totalitarisme lorsqu’il y eut trop d’Etat, soit de la tyrannie ou de sa tentation lorsqu’il y eut primauté du privé. Certes, il faut un ordre social, mais c’est justement pour cela qu’existe la justice, à la fin d’éviter les abus et les dérives, car la justice est à la fois injonction, sanction, mais aussi protection ! Par cette confusion, les individus sont absorbés par un système qui devient cannibale des deux sphères. Regardons l’impact des chaînes privées payantes sur le sport français… Un domaine privé s’approprie un domaine public, au nom de sa défense et de son développement. Bref, quand 10 millions de personnes pouvaient voir une compétition gratuitement, aujourd’hui 2 millions la regarde … en payant ! Oubli du service public, mal protégé par l’idée de service d’intérêt général…

 

Claude Allègre a écrit que le temps des économistes n’est pas celui de la souffrance humaine. Cette formule pourrait être facilement transposable au temps de la justice. Beaucoup se plaignent en effet de la lenteur de la justice… Ce n’est pas nouveau. C’est une ritournelle pluriséculaire que de l’affirmer ! Mais la justice est-elle vraiment lente ? Ne serait-ce pas plutôt le monde qui aurait accéléré ? On veut tout tout de suite… Plus de recul, plus de réflexion… On ne laisse plus le temps au temps ! Ceci est vrai. Néanmoins, la lenteur de la justice, la lourdeur des procédures, des formalités, c’est bien dur à supporter. On peut aller plus vite. Mais il ne faut pas oublier que tout ceci ce sont aussi des garanties de bonne justice et de gestion du mieux possible… Si l’on veut des droits de l’homme garantis, si l’on veut une certaine éthique, il faut en payer le prix : celui d’une certaine lenteur et d’un certain formalisme !

 

En fait, une justice trop rapide n’est pas forcément juste. Il faut savoir prendre le temps de l’analyse. Et ici encore, le développement durable peut servir à notre réflexion. Il nous incite à chercher à retrouver le sens du temps, de l’instant. Et ceci doit aussi intégrer le moment judiciaire qui, s’il ne doit pas être trop lent, doit aussi savoir prendre son temps. On est donc ici finalement très proches de certaines formes judiciaires de l’Afrique noire traditionnelle qui laisse le temps au temps, justement soit pour laisser s’apaiser le conflit, donc éviter la justice émotion, soit pour laisser au(x) juge(s) le temps de bien s’imprégner de toutes les données afin d’être équitable… Ce n’est pas pourrissement de la situation, mais au contraire sublimation de la justice. C’est ce que nous apprennent par exemple les Ashanti du Ghana avec ce proverbe judiciaire : « Quand un aîné partage un plat brûlant, la viande se refroidit. »…

 

En fait, j'ai toujours pensé que, malgré son sur-droit apparent (d'ailleurs les jurisconsultes romains disaient bien que trop de droit tue le droit), le sport restait en dehors du droit, du moins de ses principes généraux, ainsi que du respect de certains principes élémentaires de protection des droits de l'homme... Le droit du sport est devenu de la procédure (et encore parfois très bizarre, notamment quant aux droits de la défense, quant au principe de proportionnalité, etc...), bien plus que du droit...

 

 

Serge BONNEFOI

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:33

Dans un espace unique, il estnécessaire que tout le monde joue « au même jeu », selon les mêmes règles ! Moncommentaire va sembler décalé, mais tout est lié… Alors, quelques extraits d’unrapport que j’avais rédigé il y a environ trois ans à la demande de certainsSénateurs UMP…

 

« Avec le rapport Le Grip et Plagnolde décembre 2010 sur la gouvernance économique européenne, rapport semblantavoir été validé par Nicolas Sarkozy, nous avons atteint le degré zéro del’Etat et de la nation, le degré absolu de dissolution de l’indépendancenationale dans un espace européen conçu uniquement comme économique et mis sousle triple contrôle de l’Allemagne, de la finance rendue définitivement toutepuissante et de la technocratie bruxelloise ! Si la philosophie et lespropositions – principalement les propositions n° 1, 2b, 5, 9, 10, 11, 12, 13et 14, ainsi que les pages 14 et 24 – de ce rapport devaient prédominer, touteproposition, toute analyse de l’Etat n’a plus aucun sens, ou alors il faudrait se contenter de suggérerl’imitation absolue du système allemand, bref renier tant le Gaullisme quel’histoire, tant notre culture politique que nos modes de pensée ! Je ne peux ysouscrire ! Et ce d’autant plus que le rapport parlementaire Bernard-Reymond etYung du 19 octobre 2010 sur le même sujet fait pour sa part des propositionsbien plus sensées, même si de légères retouches pourraient être suggérées à sespropositions n° 9 et 10…

 

(…)

 

Or, … ce rapport est méprisant…Méprisant de la France, cette dernière devant rassurer l’Allemagne (sic !!!)…Méprisant de nos partenaires européens, ces derniers n’étant considérés quecomme devant être à la traîne du couple franco-allemand… Méprisant desParlements nationaux et du Parlement européen qui se trouvent in finedépossédés de tout pouvoir réel… Ce rapport ne fait que proposer  un affaiblissement généralisé de tousles pouvoirs démocratiques, de tous les Parlements, et ce au profitd’institutions économiques et financières parallèles et sans aucun contrôle parles peuples européens ! L’aboutissement de ce rapport, ce serait la mise enplace d’un sur-pouvoir de l’Union européenne, d’un sur-pouvoir de la finance,d’un sur-pouvoir de l’Allemagne, en violation complète de tous les principes dela construction européenne ! Tout serait désormais soumis à l’économie, ycompris la et le politiques !

 

(…)

 

Or, il faut en finir avec le mythe dumodèle allemand.

 

(…)

 

Prenons l’exemple de la normalisationsociale… Les normes ne peuvent pourtant pas être arrêtées de manière abrupte enmatière sociale, car la normalisation ne concerne que la production et latechnique… Or, le social, c’est avant tout de l’humain ! On est bien loin duGénéral de Gaulle pour qui il y avait progressivité dans l’approche sociale,progressivité tenant compte de l’évolution des choses et des hommes, en aucuncas des normes… Il est dramatique que l’on parle aujourd’hui non plusd’harmonisation sociale, mais de normalisation sociale ! Et je ne parle mêmepas ici de ces rapports parlant de … stocks de population !

 

Les auteurs de ce rapport, tout commebeaucoup aujourd’hui, semblent par ailleurs ignorer que l’Allemagne est un Etatfédéral, que les Länder ne sont pas des régions mais des Etats fédérés, quel’Union européenne n’est pas une fédération… Passons… Ils semblent ignorerl’existence de la BEI… Passons… Ils semblent ignorer les principes desubsidiarité et de respect des Etats… Passons… Ils semblent ignorer lesréalités du terrain, de l’homme, ne voyant que des agrégats… Passons… Ilssemblent ignorer la réalité du « miracle allemand »… Passons… Ils semblentignorer les chiffres défavorables à l’Allemagne… Passons… Ils semblent ignorerle fonctionnement réel de l’Union européenne, cherchant à réinventer ce quiexiste parfois déjà ! L’Etat n’est plus qu’une coquille vide, qu’un kleenex,que le simple territoire d’un pouvoir de police… Avec la mise en œuvre –malheureusement souhaitée – de ce rapport, toutes les fonctions régaliennes del’Etat se trouveraient définitivement dissoutes dans un cadre normaliséeuropéen…

 

(…)

 

Nous avons aussi nos propres fautesen interne… Les querelles de personnes… Le pessimisme permanent… La nostalgiedu passé… L’idéalisation du même passé… L’individualisme égoïste… Le refus durisque… La primauté donnée à l’économie… La mythification de l’Allemagne… Lesméconnaissances en droit comparé.. L’obsession du PIB, alors que d’autresindicateurs existent… etc… etc… etc…

 

(…)

 

Peut-être ne sommes nous en fait,dans la réalité, que dans une phase de correction et de remise à niveau desdettes publiques qui se trouvent en fait réduites au réel par les rachatsactuellement effectués sous garantie de la France et de l’Allemagne fédérale,d’où la « colère » de certains éléments spéculateurs (fonds flottants, fondsnon souverains, argent du crime, etc…) qui perdent « un fric fou » en cherchantà détruire les Etats ! N’oublions pas qu’Obama a signé, en parallèle au décretsur le plafond de la dette US, un décret contre l’argent des quatre plusgrandes associations criminelles mondiales ! Pas anodin du tout !  N’oublions pas que vient de se tenirune réunion à Paris des principaux magistrats européens en charge de la luttecontre l’argent du crime, le rôle de ce dernier ayant été démontré dans lacrise italienne, alors que dès le milieu des années 90 le Ministère allemanddes Finances dénonçait la part importante de l’argent du crime dans l’économieallemande, avec, de mémoire, plus de 345 milliards de DM directement y lié en1995…

 

(…)

 

Notons aussi que les Etats les plusendettés – hormis l’Allemagne et la France qui se sont endettés pour que lesautres « ne crèvent pas » -, que les Etats les plus en crise sont en fait ceuxqui ont appliqué et appliquent le moins les textes communautaires, ce que l’onoublie trop souvent de dire ! Et ce n’est pas la question de la TVA ou desprélèvements qui est en cause : voyez l’exemple de l’Espagne !

 

(…)

 

La France doit rappeler discrètementà l’Allemagne lorsqu’elle se fait tirer l’oreille que si cette dernière est siriche c’est parce que la France a garanti l’aberrante décision du ChancelierKohl d’établir une parité 1 Deutsche Mark = 1 Ost Mark, alors que la paritéréelle était de 1 DM contre 100 ÖM !

 

La France doit rappeler discrètementà l’Allemagne lorsqu’elle se fait tirer l’oreille que si cette dernière est siriche c’est parce que la France a garanti l’aberrante décision du ChancelierKohl d’établir une parité 1 Deutsche Mark = 1 Ost Mark, alors que la paritéréelle était de 1 DM contre 100 ÖM !

 

La France doit rappeler à l’Allemagneque si son industrie a pu se maintenir, c’est parce qu’il existait annexé auTraité instituant la Communauté économique européenne le Protocole du 25 mars1957 – en vigueur jusqu’à la réunification – qui faisait que le commerceintra-allemand était considéré comme intérieur à la République Fédérale, ce quilui permettait de vendre comme ouest-allemand en fait des produits est-allemandjuste assemblés à l’Ouest !

 

La France doit rappeler à la Suède,au Danemark et au Royaume-Uni qu’elle paye pour eux une partie significative deleurs « cotisations » à l’Union européenne, nos dirigeants antérieurs ayanttrouvé cela normal, alors que c’était débile au superlatif ! Lorsque l’onpratique un jeu, il est normal que tous jouent selon les mêmes règles ! Or, cen’est pas le cas du Danemark et du Royaume-Uni qui participent néanmoins àl’élaboration de la politique économique et sociale de l’Union, et surtout quise permettent de nous juger !

 

Il serait intéressant de savoirquelle est la part tirée de la présence au sein du marché intérieur et celle dela spéculation contre l’euro dans les 3,7 % de croissance du Royaume-Uni… CetEtat se refuse d’ailleurs à toute nouvelle réglementation économique etmonétaire, refuse l’interdiction des ventes à découvert ou encore le contrôledes CDS… Il est de même le refuge de tous les traders qui spéculent à courtterme, alors que sa Bourse est soumise à moins de contrôles et de contraintesde véracité que les Bourses de New York, de Francfort et surtout de Paris… Etje n’évoque même pas ses interventions sur le prix du pétrole de la Mer dunord, et de la rente que ce dernier constitue avec son prix supérieur d’environ12 % au prix OPEP… De Gaulle avait raison en affirmant que le Royaume-Uni nepouvait pas entrer dans le Marché commun…

 

(…)

 

Pour continuer, une questionprovocatrice. La dette existe t-elle vraiment ? Ma réponse sera Oui, mais aussi… Non, comme nous le verrons plus loin, et ce d’autant plus que son volume peutvarier selon les approches, selon les modes de calcul ! Plus que son volumed’ailleurs, ce qui compte c’est sa durée… Or, elle est en fait sur  7 ans et 64 jours (à septembre 2011,derniers chiffres officiels), ce qui pourrait permettre, à condition de levouloir vraiment, à condition de ne pas se créer de nouveaux handicaps, de lamaîtriser à moyen terme… Ce qui compte aussi, c’est son rapport – non pris encompte – à la patrimonialité nationale ; or, pour en rester à ce seul exemplequi est très loin de représenter l’intégralité du patrimoine, les actifs desbanques françaises étaient, au 10 novembre 2011, aux alentours de 415 % du PIBfrançais, contre seulement 302 % du PIB allemand pour les banques allemandes…Notons que leur rentabilité était à la fin 2010 d’environ 13,3 % contre 9,4 %pour les banques allemandes, leurs fonds propres représentant 50 % du PIB enFrance et seulement 42 % en Allemagne, d’où d’ailleurs une plus grandeinsistance de la Commission européenne à la recapitalisation des banques …allemandes – dont certaines ont fait faillite – que françaises… D’où la volontéde Nicolas Sarkozy de laisser se faire cette recapitalisation sur fonds privésuniquement, tout simplement parce que nous en avons les moyens, l’Allemagne pas!

 

(…)

 

Le drame actuel, en fait depuisThatcher qui a perverti toutes les finances publiques, c'est que l'on veutgérer les Etats comme des entreprises privées... Et encore, car si les agencesde notation disent qu'un Etat ne doit pas dépasser 60 % de son PIB enendettement, elles admettent 120 % du chiffre d'affaires pour les grossesentreprises et ... 334 % (!!!) des avoirs pour les banques !

 

(…)

 

Une entreprise française, qui payeses impôts et ses cotisations sociales en France, a un déficit de trésorerie de13 millions d’euros dû au fait que l’un de ses clients lui doit 180 millions ;elle sera considéré comme déficitaire et mal gérée, comme en crise grave…

 

Une entreprise allemande, elle, nepayant ni impôts ni charges sociales en France, doit 140 millions à sesfournisseurs et autres, mais a un excédent de trésorerie de 25 millions ; ellesera considérée comme viable et exemplaire !

 

Or, dans la réalité, la française esten positif très nettement, viable, et l’étrangère dans le rouge très fortement! C’est là tout le problème, le seul problème… Mais les banques en profitentcar elles peuvent alors jouer sur les taux et les intérêts ! Tu pourrais mettrele meilleur des gestionnaires, tant que la comptabilité ne changera pascertaines règles, les entreprises françaises seront toujours pénalisées !

 

(…)

 

Tout dépend du volume déjà existantde l'endettement... Tout dépend aussi du taux et du fait que ce taux soit fixeou variable... Tout dépend également du prêteur... On ne peut donc se prononcersans connaître ces données... Pour un ménage, le taux acceptable supérieur deremboursement annuel est de 33 % environ de ses ressources annuelles, pour unecollectivité publique entre 60 et 80 % en général (sauf exceptions, toutdépendant aussi des ressources des communes et de leur perspectives de maintienou de développement de ces ressources)... Il faut aussi connaître la part dubudget de fonctionnement dans le global... Pour faire simple... Reste unegrosse incertitude : l'Etat qui ne cesse de transférer des compétences, sanstransférer les budgets équivalents (alors qu'il les perçoit pourtant cessommes, les compétences pré-existants...)... La grosse dérive ce sont cescommunes qui finalement n'ont qu'une marge d'investissement réel de 10 % pour90 % de fonctionnement et qui empruntent plus que ces 10 % en remboursementpour en fait cacher derrière l'investissement l'encours de la dette... Unparticulier qui ferait cela serait poursuivi... Reste aussi à savoir quelle estla réalité de l'endettement : réel ou uniquement dû à des règles comptablesinadaptées (cf. l'exemple allemand, car en France on compte parfois trois foisla même chose en déficit, alors que l’Allemagne fait des reports d’année enannée de crédits votés volontairement en excédent au départ, faussant ainsi laréalité de sa comptabilité publique)...

 

(…)

 

Autre exemple... On nous bousilledans les media nos équipes de sports collectifs, alors que la France est enfait la meilleure nation européenne tous sports co' confondus, y comprislargement devant les allemands, dont on nous rabat les oreilles, et ceuniquement parce que les footeux sont "guignolesques" (et encoresont-ils 9° européens) ! Hand hommes ? 1er au monde... Hand filles ? 2° aumonde ? ... Basket hommes ? 1° en Europe... Basket filles ? 2° ou 3° aumonde... Volley hommes ? ... 8° en Europe... Volley filles ? 10° en Europe...Foot hommes ? 9° en Europe et 13° au monde... Foot filles ? 4° au monde...Rugby hommes ? 3° en Europe... Rugby filles ? 1° en Europe !!!

 

(…) »

7 juillet 2014
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Published by Serge Bonnefoi - dans Politique
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:59

Algérie : Constitution du 28 novembre 1996 révisée

 

« (…) les composantes fondamentales de son identité que sont l'Islam, l'arabité et l'amazighité, (…) l'identité culturelle nationale » (Préambule)

 

« Le peuple se donne des institutions ayant pour finalité : (…) - la sauvegarde et la consolidation de l'identité et de l'unité nationales ; » (art. 8)

 

« Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti. Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, aux valeurs et aux composantes fondamentales de l'identité nationale, à l'unité nationale, à la sécurité et à l'intégrité du territoire national, à l'indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ainsi qu'au caractère démocratique et républicain de l'État. » (art. 42)

 

Algérie : Code pénal

 

« Est considéré comme acte terroriste ou subversif, tout acte visant la sûreté de l’État, l’intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions par toute action ayant pour objet de : (…) attenter aux symboles de la Nation et de la République (…). » (Art. 87 bis)

 

 

Arménie : Constitution du 5 juillet 1995 révisée

 

« (…) la préservation de l'identité nationale du peuple d'Arménie, … » (art. 8.1, al. 2)

 

« Chacun a le droit de préserver son identité nationale ou ethnique. » (art. 41, al. 1)

 

 

Catalogne : Déclaration de souveraineté du 23 janvier 2013

 

« (…) renforcer sa culture et son identité collective. » (Préambule, § 1)

 

 

Cuba : Constitution du 24 février 1976 révisée

 

« (…) c) réaffirme sa volonté d'intégration et de collaboration avec les pays d'Amérique latine et des Caraïbes dont l'identité commune et la nécessité historique d'avancer ensemble vers l'intégration économique et politique, pour accéder à une véritable indépendance, nous permettrait d'atteindre la place qui nous appartient dans le monde ; (…) » (art. 12)

 

« (…) i) l'État défend l'identité de la culture cubaine et veille à la conservation du patrimoine culturel et de la richesse artistique et historique de la nation. (…) » (art. 39, al. 2)

 

 

Égypte : Constitution du 15 janvier 2014

 

« Tout citoyen a droit à l'éducation. Son but est de bâtir la personnalité égyptienne, préserver l’identité nationale, consolider la méthode scientifique de la pensée, développer les talents, encourager la créativité, consacrer les valeurs culturelles et spirituelles et établir les concepts de citoyenneté, de tolérance et de non-discrimination. » (art. 19, § 1)

 

 

Espagne : Constitution du 27 décembre 1978 révisée

 

« Les statuts d’autonomie devront contenir : a) Le nom de la Communauté qui correspondra le mieux à son identité historique(…) » (art. 147, § 2)

 

 

Grèce : Constitution du 9 juin 1975 révisée

 

« Toutes les personnes ont droit à la protection de leur santé et de leur identité génétique. » (art. 5, § 5, 1ère phrase)

 

 

Hongrie : Constitution du 25 avril 2011 révisée

 

« Gardant à l'esprit qu'il y a une seule nation hongroise unie, la Hongrie assume la responsabilité du sort des Hongrois vivant en dehors de ses frontières, et doit encourager la survie et le développement de leurs communautés ; elle soutient leurs efforts pour préserver leur identité hongroise, affirmer leurs droits individuels et collectifs, établir des communautés autonomes et prospères dans leur pays natal, et elle encourage leur coopération, entre elles et avec la Hongrie. » (art. D)

 

« Tout citoyen hongrois appartenant à une minorité ethnique a le droit d'exprimer librement et de préserver son identité. » (art. XXIX, § 1, 2ème phrase)

 

 

Indonésie : Constitution du 18 août 1945 révisée

 

« Les identités culturelles et les droits des communautés traditionnelles doivent être respectés conformément à l'évolution des temps et des civilisations. » (art. 28 I, al. 3)

 

 

Irlande : Constitution du 1er juillet 1937 révisée

 

« (…) la nation irlandaise chérit ses affinités spéciales avec les personnes d'origine irlandaise vivant à l'étranger qui partagent son héritage et son identité culturelle. » (art. 2)

 

« C'est la ferme volonté de la nation irlandaise de rassembler, dans l'harmonie et l'amitié, toux ceux qui partagent le territoire de l'île d'Irlande, dans toute la diversité de leurs identités et de leurs traditions, en reconnaissant que l'unité de l'Irlande doit être provoquée seulement de manière pacifique (…) » (art. 3, § 1)

 

 

Liban : Constitution du 23 mai 1926 révisée

 

« Le Liban est arabe dans son identité et son appartenance. » (Préambule, B, 1ère phrase)

 

 

Macédoine : Constitution du 17 novembre 1991 amendée

 

« Les membres des nationalités ont le droit d'exprimer, de cultiver et de développer leurs identités et particularités nationales. » (art. 48, al. 1)

 

« La République garantit la protection de l'identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse des nationalités» (art. 48, al. 2)

 

« Les membres des nationalités ont le droit de créer des associations culturelles, artistiques, scientifiques et autres afin d'exprimer, de cultiver et de développer leur identité. » (art. 48, al. 3)

 

« 1. Les membres des communautés ont le droit de libre expression, de préservation et de développement de leur identité et des caractéristiques de leur communautés, ainsi qu'à l'utilisation des symboles de leurs communautés. La République garantit la protection de l'identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse à toutes les communautés. Les membres des communautés ont le droit d'établir des institutions culturelles, artistiques et scolaires, ainsi que des associations scientifiques et autres, aux fins d'exprimer, de préserver et de développer leur identité. (…) » (amendement VIII modifiant l’article 48)

 

 

Maroc : Constitution du 1er juillet 2011

 

« État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen. » (Préambule)

 

« (…) dans le respect de son identité nationale immuable, (…) » (Préambule)

 

« L'État oeuvre à la préservation du Hassani, en tant que partie intégrante de l'identité culturelle marocaine unie (…) » (art. 5, al. 5)

 

« Le Royaume du Maroc oeuvre à la protection des droits et des intérêts légitimes des citoyennes et des citoyens marocains résidant à l'étranger, dans le respect du droit international et des lois en vigueur dans les pays d'accueil. Il s'attache au maintien et au développement de leurs liens humains, notamment culturels, avec le Royaume et à la préservation de leur identité nationale. Il veille au renforcement de leur contribution au développement de leur patrie, le Maroc, et au resserrement des liens d'amitié et de coopération avec les gouvernements et les sociétés des pays où ils résident ou dont ils sont aussi citoyens. » (art. 16)

 

« L'État, les établissements publics et les collectivités territoriales oeuvrent à la mobilisation de tous les moyens à disposition pour faciliter l'égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir des droits :  (…) - à l'éducation sur l'attachement à l'identité marocaine et aux constantes nationales immuables ; (…) » (art. 31)

 

« Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger est chargé notamment d'émettre des avis sur les orientations des politiques publiques permettant d'assurer aux Marocains résidant à l'étranger le maintien de liens étroits avec leur identité marocaine (…) » (art. 163)

 

 

ONU : Convention relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989

 

«  (…) c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ; (…) » (art. 29, § 1)

 

 

Palestine : Charte nationale de 1968

 

« L'identité palestinienne constitue une caractéristique authentique, essentielle et intrinsèque ; elle est transmise des parents aux enfants. L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à la suite des malheurs qui l'ont frappé, ne lui font pas perdre son identité palestinienne, ni son appartenance à la communauté palestinienne, ni ne peuvent les effacer. » (art. 4)

 

« Le peuple palestinien croit à l'unité arabe. Afin de contribuer pour sa part à la réalisation de cet objectif, il doit cependant, au stade actuel de la lutte, sauvegarder son identité palestinienne et renforcer la conscience qu'il a de cette identité, en s'opposant à tout plan qui risquerait de la diminuer ou de l'affaiblir. » (art. 12)

 

« Les juifs ne forment pas une nation unique dotée d'une identité propre, mais ils sont citoyens des États auxquels ils appartiennent. » (art. 20)

 

 

Pologne : Constitution du 2 avril 1997

 

« La République de Pologne assure les conditions de la diffusion et de l'égal accès aux biens de la culture, source de l'identité de la nation polonaise, de sa continuité et de son développement. » (art. 6, § 1)

 

« Les minorités nationales et ethniques ont le droit de créer leurs propres institutions d'éducation, institutions culturelles et institutions servant la protection de leur identité religieuse et la participation à la prise de décisions dans le domaine de leur identité culturelle» (art. 35, § 2)

 

 

Roumanie : Constitution du 8 décembre 1991

 

« Article 6 : Le droit à l'identité - (1) L'État reconnaît et garantit aux personnes appartenant aux minorités nationales le droit de conserver, de développer et d'exprimer leur identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse. (2) Les mesures de protection prises par l'État pour la conservation, le développement et l'expression de l'identité des personnes appartenant aux minorités nationales, doivent être conformes aux principes d'égalité et de non-discrimination par rapport aux autres citoyens roumains. » (art. 6)

 

« L'État favorise le resserrement des liens avec les Roumains vivant au-delà des frontières du pays et agit pour préserver, développer et exprimer leur identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse, en respectant la législation de l'État dont ils sont les citoyens. » (art. 7)

 

 

Sahara occidental : Constitution du 4 septembre 1999

 

« (…) préserver les valeurs du peuple, défendre son identité et les éléments de sa personnalité nationale ; » (art. 11)

 

 

Serbie : Constitution du 8 novembre 2006

 

« L'État garantit une protection particulière aux minorités nationales pour qu'elles puissent bénéficier d'une complète égalité et préserver leur identité» (art 14, al. 2)

 

« La République de Serbie favorise la compréhension et le respect de la diversité résultant de l'identité ethnique, culturelle, linguistique ou religieuse de ses citoyens, grâce à des mesures appliquées dans l'éducation, la culture et l'information du public. » (art. 48)

 

« Chaque enfant à droit à un nom personnel, à son inscription dans le registre des naissances, le droit de se renseigner sur son ascendance et le droit de préserver sa propre identité» (art. 64, al. 2)

 

« Dans le domaine de l'éducation, de la culture et de l'information, la Serbie doit donner un nouvel élan à l'esprit de tolérance et au dialogue interculturel et prendre des mesures efficaces pour améliorer le respect mutuel, la compréhension et la coopération entre toutes les personnes vivant sur son territoire, indépendamment de leur identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse» (art. 81)

 

 

Tunisie : Constitution du 26 janvier 2014

 

« (…) notre identité arabo-musulmane (…) » (Préambule)

 

« L'État veille aussi à enraciner l'identité arabo-musulmane et l'appartenance nationale dans les jeunes générations, (…) » (art. 39, al. 2, 1ère phrase)

 

 

Union européenne : Traité sur l’Union européenne

 

« L'Union respecte l'égalité des États membres devant les traités ainsi que leur identité nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en ce qui concerne l'autonomie locale et régionale. Elle respecte les fonctions essentielles de l'État (…). » (art. 4, al. 2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 21:31

En France, nous avons déjà connu le triumvirat sous une forme ou sous une autre... Mais le quadriarchat, je n'ai pas mémoire... C'est nouveau, cela vient de sortir ! Mais je peux me tromper... A moins que l'on pense à la tétrarchie qui a, en effet, concerné la "Gaule" en tant que partie de l'Empire romain... Mais on a vu le résultat... et c'était en fait un découpage en zones d'influence (je résume à la hache)...

 

Je rappelle que Dioclétien avait tenté de réorganiser l’Empire en le divisant en deux grandes parties, l’une orientale, l’autre occidentale, parties elles-mêmes subdivisées en deux. Ce fut l’époque où coexistèrent deux Augustes accompagnés de deux Césars ; ce fut le temps de la tétrarchie, avec Dioclétien en Orient et Maximien en Occident, et ce même si Dioclétien conservait une prééminence plus ou moins réelle afin de sauvegarder l’apparence de cohérence de l’empire, afin de "sauver la face".

 

On avait en fait quatre blocs géographiques distincts avec d’un côté les provinces d’Orient, la Thrace et les provinces du Danube, bref un monde “grec”, et de l’autre l’Italie, l’Afrique, la Gaule, l’Espagne et la Bretagne, bref un monde “latin” ; en fait, l’empire est partagé en quatre préfectures (Orient/Constantinople, Illyrie orientale/Sirmium, Italie/Milan, Gaules/Trèves), elles-mêmes divisées en  … diocèses, diocèses à la tête desquels se trouvent des … vicaires ! Mais, Rome n’était déjà plus en Rome ! Et, même si la partition de l’empire n’était pas consommée, se dégagaient déjà deux cultures, et par là même deux Églises… Et l’on voyait déjà poindre des divergences importantes entre les auteurs grecs et les auteurs latins…, puis vinrent les scissions, les anathèmes, les massacres...

 

Là, en un certain « lieu » politique français, on a deux camps, chacun séparé en deux courants, pour sauver la face… Comme au temps de Dioclétien… Mais, le problème, c’est que Dioclétien c’était entre 244 et 311, bref il y a dans les dix-huit siècles…

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:54

Une difficulté posée par la Constitution française de 1793…

 

Le mot nation n’est repris qu’une seule fois dans la Constitution de 1793, en son article 29 qui dispose que chaque député appartient à la nation entière.

 

Par contre, l’article 23 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (…ici différente de celle de 1789) posée ici comme partie intégrante de la Constitution, dont elle est en fait le Préambule, pose le principe de la souveraineté nationale :

« La garantie sociale consiste dans l’action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale. »

Mais il entre alors en contradiction avec l’article 25 de la même Déclaration qui énonce :

« La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une, indivisible, imprescriptible et inaliénable. »,

annonçant ainsi l’article 2 de l’acte constitutionnel de 1793 lui-même, qui pose le principe de la souveraineté du peuple :

« Il [le peuple français] est distribué, pour l’exercice de sa souveraineté, en assemblées primaires de cantons. »

On notera, à la lecture des articles 2 et 3 de l’Acte constitutionnel de 1793 en lui-même, qu’une distinction est introduite entre l’exercice de la souveraineté, l’administration et la justice, comme si ces deux dernières n’étaient pas des éléments ou des caractéristiques de la souveraineté.

 

Or, la République a toujours posé, et posera toujours, la souveraineté comme autorité, comme pouvoir n’étant soumis à aucune autorité, à aucun pouvoir supérieur. Ici, tant la justice eque l’administration sont bien distingués de l’exercice de la souveraineté ; donc, soit elles ne sont pas des éléments de la souveraineté, soit elles lui sont soumises en tout. Mais reste alors la contradiction entre la souveraineté nationale et la souveraineté du peuple… Et ce d’autant plus que nous ne sommes pas dans le cadre de la nation corps social « s’opposant » au gouvernement posé à l’article 3 de la Déclaration de 1789…

 

C’est la première fois qu’apparaît ce que Joan Sibille appelle avec raison un non-sens théorique, car, comme il le dit dans le même article :

« Ou bien la souveraineté appartient à la Nation et elle doit être qualifiée de « nationale », ou bien, elle appartient au peuple et elle doit alors être qualifiée de « populaire ». »

(Sibille (J.), « Nation, régions et souveraineté », in : Estudis Occitans, n° 17, 1995, pp. 27-43).

 

Or, c’est ce non-sens qui va dominer toute l’histoire constitutionnelle française. Ou alors, il faudrait admettre le principe d’une stricte équivalence entre les mots nation et peuple ! Ou bien il faudrait toujours écrire, afin d’éviter cette confusion que la souveraineté nationale réside dans le peuple, ce que fait l’actuelle Constitution espagnole… Dans ce cas, la nation serait le principe spirituel du principe réel que serait le peuple ; mais qu’est dès lors le peuple, et la nation peut-elle encore dépasser le peuple, les deux n’étant en fait ici que deux miroirs ontologiques ? … d’autant plus que la Constitution espagnole admet et reconnaît dans son Préambule que la nation espagnole est composée de … plusieurs peuples…

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 05:46

Euh ! Désolé, mais quand j'entends un journaliste parler d'"invasion de la France" à propos du 6 juin 1944, je suis scandalisé !

 

L'invasion, ce fut celle des allemands, des nazis, pas celle des Alliés, pas celle des Américains, pas celle des Français du Commandant Kieffer, pas celle des Britanniques, pas celle des Canadiens, pas celle des polonais, etc... !

 

Le 6 juin 1944, c'est le Débarquement des Nations unies pour la liberté, contre le nazisme, contre le fascisme, contre le racisme ! C'est l'élan décisif de la Libération !

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 05:44

Ce qui tue la France, ce sont les procédures en tous genres…

Ainsi, ma mère a fait une demande auprès d’une administration, demande effectuée par le biais du site Internet de ladite administration, comme cette dernière le conseillait pour « gagner du temps »… Elle a reçu en réponse un … formulaire à remplir afin de recevoir le … formulaire lui permettant d’obtenir le … formulaire lui permettant de formuler sa demande !

Et que l’on accuse pas les fonctionnaires ! Ils déplorent eux-mêmes ces conneries qui les empêchent de faire le travail pour lequel ils sont en poste ! Les vrais responsables, ce sont les moralisateurs qui font de la surenchère, les commissions dites de simplification ou de rationalisation ou de moralisation « éthique », les hauts fonctionnaires sans aucun contact avec le terrain qui exigent bien plus que ce que demande l’Union européenne, pas les fonctionnaires de base ou de terrain !

Et l’on s’étonne que certains, pour faire vivre leurs entreprises, leurs associations, leurs communes, etc… sautent des étapes pour pouvoir faire quelque chose, créer de l’emploi, créer des richesses, créer des services pour les citoyens ! La surmorale, la distanciation hautaine et dédaigneuse, ainsi que la connerie, sont les vrais responsables des dérives que dénoncent certains, rien d’autre !

Et que dire, en plus, lorsque les formulaires se contredisent en eux-mêmes ???

L’Allemagne fait de l’a posteriori, nous de l’a priori, et c’est comme cela que l’on a « créé » un million de chômeurs et que nous perdons chaque année un point et demi de croissance ! Rien d’autre…

Prenons un autre exemple… Un formulaire de demande d’aides européennes part de Bruxelles sous la forme d’un document de … 4 pages à remplir ; il arrive au porteur de, projet, du moins en France, après passage devant les « administrations centrales », sous la forme d’un document de … 49 pages !!! C’est à peine si on ne demande pas la couleur du vernis à ongle des secrétaires … mais cela viendra peut-être…

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Published by Serge Bonnefoi - dans Varia
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 02:43

 La limite des socialistes utopiques, celle par exemple de Fourier que vient de citer Michel Serres à la radio (et en l'adulant quasiment) ne fut elle pas de vouloir faire le bonheur des hommes malgré eux ? Fonder la situation des hommes sur l'exacerbation de leurs passions, leur fixer, leur imposer un déterminisme inévitable, donc finalement désespérant, en fonction de leurs seules passions, définies selon "la science" donc non humainement, n'est-ce pas le rêve ignoble des nazis, celui qui a ouvert la voie à toutes les abjections, à tous les racismes, à tous les massacres de ces nationaux-socialistes, à tous les eugénismes aussi ?

La liberté du Catholique (tout comme celle, malgré les divergences, de beaucoup de Bouddhistes) n'est-elle pas aussi et surtout de laisser à l'homme le choix, y compris celui de se damner ? ... Quel dommage que beaucoup de Chrétiens, dont beaucoup de Catholiques hélas, l'aient oublié, aient voulu faire le bonheur, le Salut des hommes contre eux mêmes... Combien ont tué leur Prochain pour les sauver ou se sauver eux-mêmes, du moins le croyaient-ils ???

Et si les plus belles définitions de l'amour, de l'Amour, du moins dans notre société, étaient non pas celles mécanistes et/ou scientistes que l'on nous propose désormais, mais celles du Cantique des Cantiques, des "Tu aimeras" de la Bible, de saint Augustin avec "Aimes et fais ce que tu veux" repris par Rabelais, mais encore celles données, apparemment dérisoires mais si fortes, par Marc Avril, un auteur de livres d'espionnage dans "Avril et les ectoplasmes ? L'amour est partout pour peu qu'on veuille bien le chercher, même dans le dérisoire, dans les petits riens, dans le rien et dans le tout, partout... Mais qui y prend garde ?

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