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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:29

Robert Miras chantait il y a quelques années que « l’Enfant Jésus est né en Provence »… Ce n’est bien sûr pas exact historiquement parlant, mais ce n’est pas pour autant faux… C’est en effet en Provence et en Campanie que sont nés les petits santons, ces petits santons dont la « ronde » chantée par Tino Rossi enchante encore nos cœurs d’enfants… En Campanie ? certes, mais ce n’étaient encore que des Nativités, bref un abri, l’Enfant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph, plus quelques bergers de temps à autre… Mais pas nos petits santons… Pas ceux de notre tradition bi centenaire ! Pas de tambourinaïre, pas d’amoulaïre, pas de bouliste, pas d’arlésienne, pas de… pas de… pas de…

Car nos petits santons sont de Provence… Mieux, ils sont de Marseille… C’est à Marseille, comme le montrent nos musées, que sont nés les premières crèches familiales, en verre filé, en carton, en liège, en cire, …, ces premières crèches où commencent à apparaître des « non bergers »… Et puis, un jour de 1798, un marseillais Jean-Louis Agnel se fit figuriste, bref notre santonnier d’aujourd’hui… Souhaitant fêter le rétablissement du culte jusqu’alors interdit par des laicistes haïssant l’Église, il voulut offrir de ces pauvres figurines aux gens pour leur redonner espoir, pour leur redonner le gout de la fête, préfigurant d’une certaine manière cette phrase de Calvin Coolidge nous apprenant que « Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit ! » Eh oui, il dépassait les doctes théologiens qui débattaient sur la date ou le temps de Noël ; il faisait entrer Noël dans nos maisons, dans nos cœurs dès le mois de décembre, jusqu’après les Rois mages… Noël n’était plus un jour sublime, mais un temps de joie, d’espérance, devant toucher tout le monde … et ce fut fait au travers de ces humbres figurines d’argile, de nos « petits santons »… Tout le monde l’imita, certains faisant leurs santons en famille, d’autres créant les premiers moules en platre, le travail de l’argile, la peinture à l’eau…

Et ce fut le 1er décembre 1803, l’ouverture de la première foire aux santons sur le cours Saint-Louis… 214 ans déjà ! Une tradition, un « bail » comme on dit… Plus de foires aux santons finalement que d’années de République, on l’oublie… Et de courir du cours Saint-Louis au cours aujourd’hui Belsunce en 1808, puis au boulevard du Muy en 1853, puis aux allées de Meilhan en 1883 après une courte escale vers la « place des Fainéants » en 1882… Et aujourd’hui, le monde entier envie notre foire aux santons de la Place De Gaulle…, les milliers de touristes quid ébarquent font la queue chez Escoffier, Carbonnel, Jouglas et autres Camoin…

Ces petits santons, c’est le peuple de Marseille, tout le peuple, du Maire à l’humble sans abri… C’est le petit peuple de Provence, et même d’ailleurs avec le bohémien… C’est la partisane, la crieuse de poissons, l’aveugle, le pécheur napolitain, le gardian, la Margaridou, le ravi, Boufaréou, la vieille Roustidou aux bras de son vieux mari… Et à Toulon, même les bagnards… Nos petits santons, nos « petits saints », car cela vient de « santoùn », sont désormais là, présents, toujours présents, dans notre tradition vivante… Même le Maire communiste d’Aubagne s’était un jour offusqué à l’idée que l’on puisse lui « lever » un jour « sa » crèche, … où il fut même « santonisé » certaines années…

Car Noël dépasse la Foi, car Noël c’est la joie, car Noël c’est la paix ! Car Noël, même théologiquement dépasse les religions puisque, si Jésus est Dieu pour les Chrétiens, il est aussi prophête pour les Musulmans, bref Sidna Aïssa, mais il est aussi personnage historique pour la plupart des Juifs, mais il est aussi « sage » pour certains Bouddhistes… Noël est un temps de miracle, un temps où tous les hommes de volonté se rencontrent, se rassemblent… Et c’est cela nos « petits santons »… Ils sont plus que les crèches parlantes ou que les pastorales… Ils sont des témoins de l’amour, de l’espoir, de la vie quotidienne… Alors, foutons leur la paix…

Et ce d’autant plus que le laïcisme n’est pas la laïcité à laquelle nous sommes tous attachés, d'autant plus que le principe de "neutralité du service public" n'est pas un principe constitutionnel, et ne s'applique pas, en droit administratif, dès lors qu'il y a, en cette matière, respect du principe d'égalité dont il découle... Par contre il y a en droit administratif, existence du principe de "neutralité des agents du service public", qui ne s'applique pas en l'espèce, si ce n'est que l'on ne pourrait imposer à un agent ne croyant pas en conscience à la crèche, de la monter et de la démonter ! Il a "droit de retrait" dans ce cas, sans aucune sanction possible, ce qui est somme toute normal... Il est enfin de jurisprudence constante que neutralité n'est pas laïcité ! Les principes à évoquer sont donc le respect des traditions locales, reconnu par exemple en matière de tauromachie ou de certains défilés par le Conseil constitutionnel lui-même, et celui d'égalité…

Or, Noël est tradition , tradition locale, et aussi égalité au travers des figures de nos « petits santons », et aussi joie, de cette joie simple, de cette joie populaire que l’on oublie trop… Oui, Noël est un message d’amour, message finalement universel et dépassant toutes les religions, et Jésus est bien né en Provence au travers de nos « petits santons », alors : « Pas touche ! »

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 05:46

Euh ! Désolé, mais quand j'entends un journaliste parler d'"invasion de la France" à propos du 6 juin 1944, je suis scandalisé !

 

L'invasion, ce fut celle des allemands, des nazis, pas celle des Alliés, pas celle des Américains, pas celle des Français du Commandant Kieffer, pas celle des Britanniques, pas celle des Canadiens, pas celle des polonais, etc... !

 

Le 6 juin 1944, c'est le Débarquement des Nations unies pour la liberté, contre le nazisme, contre le fascisme, contre le racisme ! C'est l'élan décisif de la Libération !

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 05:44

Ce qui tue la France, ce sont les procédures en tous genres…

Ainsi, ma mère a fait une demande auprès d’une administration, demande effectuée par le biais du site Internet de ladite administration, comme cette dernière le conseillait pour « gagner du temps »… Elle a reçu en réponse un … formulaire à remplir afin de recevoir le … formulaire lui permettant d’obtenir le … formulaire lui permettant de formuler sa demande !

Et que l’on accuse pas les fonctionnaires ! Ils déplorent eux-mêmes ces conneries qui les empêchent de faire le travail pour lequel ils sont en poste ! Les vrais responsables, ce sont les moralisateurs qui font de la surenchère, les commissions dites de simplification ou de rationalisation ou de moralisation « éthique », les hauts fonctionnaires sans aucun contact avec le terrain qui exigent bien plus que ce que demande l’Union européenne, pas les fonctionnaires de base ou de terrain !

Et l’on s’étonne que certains, pour faire vivre leurs entreprises, leurs associations, leurs communes, etc… sautent des étapes pour pouvoir faire quelque chose, créer de l’emploi, créer des richesses, créer des services pour les citoyens ! La surmorale, la distanciation hautaine et dédaigneuse, ainsi que la connerie, sont les vrais responsables des dérives que dénoncent certains, rien d’autre !

Et que dire, en plus, lorsque les formulaires se contredisent en eux-mêmes ???

L’Allemagne fait de l’a posteriori, nous de l’a priori, et c’est comme cela que l’on a « créé » un million de chômeurs et que nous perdons chaque année un point et demi de croissance ! Rien d’autre…

Prenons un autre exemple… Un formulaire de demande d’aides européennes part de Bruxelles sous la forme d’un document de … 4 pages à remplir ; il arrive au porteur de, projet, du moins en France, après passage devant les « administrations centrales », sous la forme d’un document de … 49 pages !!! C’est à peine si on ne demande pas la couleur du vernis à ongle des secrétaires … mais cela viendra peut-être…

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 02:43

 La limite des socialistes utopiques, celle par exemple de Fourier que vient de citer Michel Serres à la radio (et en l'adulant quasiment) ne fut elle pas de vouloir faire le bonheur des hommes malgré eux ? Fonder la situation des hommes sur l'exacerbation de leurs passions, leur fixer, leur imposer un déterminisme inévitable, donc finalement désespérant, en fonction de leurs seules passions, définies selon "la science" donc non humainement, n'est-ce pas le rêve ignoble des nazis, celui qui a ouvert la voie à toutes les abjections, à tous les racismes, à tous les massacres de ces nationaux-socialistes, à tous les eugénismes aussi ?

La liberté du Catholique (tout comme celle, malgré les divergences, de beaucoup de Bouddhistes) n'est-elle pas aussi et surtout de laisser à l'homme le choix, y compris celui de se damner ? ... Quel dommage que beaucoup de Chrétiens, dont beaucoup de Catholiques hélas, l'aient oublié, aient voulu faire le bonheur, le Salut des hommes contre eux mêmes... Combien ont tué leur Prochain pour les sauver ou se sauver eux-mêmes, du moins le croyaient-ils ???

Et si les plus belles définitions de l'amour, de l'Amour, du moins dans notre société, étaient non pas celles mécanistes et/ou scientistes que l'on nous propose désormais, mais celles du Cantique des Cantiques, des "Tu aimeras" de la Bible, de saint Augustin avec "Aimes et fais ce que tu veux" repris par Rabelais, mais encore celles données, apparemment dérisoires mais si fortes, par Marc Avril, un auteur de livres d'espionnage dans "Avril et les ectoplasmes ? L'amour est partout pour peu qu'on veuille bien le chercher, même dans le dérisoire, dans les petits riens, dans le rien et dans le tout, partout... Mais qui y prend garde ?

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 18:01

A propos des JO de Sotchi, ne soyons pas aussi pessimistes !!! Regardez l'histoire du ski français et vous verrez que certaines périodes, y compris pendant les trente glorieuses, bref 1945/1973, n'ont pas été très brillantes, avec seulement quelques arbres cachant la forêt (Vion, Alphand, Piccard, Cavagnoud) ! Regardez les palmarès JO d'hiver depuis 1924 ! Mis à part le début des années soixante et la génération sacrifiée (pour des raisons de ... pseudo-morale), il n'y a souvent eu que quelques individualités... La France n'est d'ailleurs que le pays des individualités en sports d'hiver ! Beaucoup de cracks en 1948 mis à part Oreiller ? Et, pour faire un parrallèle avec les JO d'été, où désormais les résultats sont honorables, vous vous souvenez des JO de Tokyo 1964 ou encore de Rome 1960 ?

 

Sinon, qui mis à part la presse people, type Nelson Monfort, voyait la France réussir en Super-G féminin ? N'oubliez pas que manquent chez les filles Worley et Rolland, alors que MMA n'a rien fait depuis le début de la saison ? Les descendeurs aussi n'ont pas brillé cette saison, fors quelques coups d'éclats très rares de Théaux ou Clarey, des coups d'éclat plus surprenants que représentatifs d'un niveau certain ! C'est maintenant que les géant et slalom spécial (je reste à l'ancien nom) hommes vont montrer le vrai niveau, car c'est là que se situent la plupart des six ou sept podiums CM masculins de cette année, car les filles n'ont rien fait cette années avec leurs numéros 1 et 2 à l'hosto ! Comme je l'ai écrit : reste encore du biathlon, le snowboard cross, le skiboard parallèle, etc... Et, honnêtement, qu'ont fait les patineurs hommes depuis deux/trois ans ? Nota : les filles du fond, qui les voyaient 4°, mis à part les Monteil et consorts a posteriori encore, qui ??? Bel effort, devant la Norvège et la Russie, rien que cela ! Et, je me répète, nos meilleures chances sont en seconde semaine, car en première, mis à part les biathlètes, qui attendait-on réellement ??? Comme on dit, « c'est à la fin du marché que l'on compte les bouses » !

 

Autre exemple... On nous bousille dans les media nos équipes de sports collectifs, alors que la France est en fait la meilleure nation européenne tous sports co' confondus, y compris largement devant les "Boulons", pardon les Allemands, dont on nous rabat les oreilles (d'ailleurs, pas si terribles dans ces JO de Sotchi), et ce uniquement parce que les footeux sont "guignolesques" (et encore sont-ils 9° européens) ! Hand hommes ? 1er au monde... Hand filles ? 2° au monde ? ... Basket hommes ? 1° en Europe... Basket filles ? 2° ou 3° au monde... Volley hommes ? ... 8° en Europe... Volley filles ? 10° en Europe... Foot hommes ? 9° en Europe et 13° au monde... Foot filles ? 4° au monde... Rugby hommes ? 3° en Europe... Rugby filles ? 1° en Europe !!!

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 18:00

Je rappelle en passant que ce n'est qu'à partir de 1910 que l'on a commencé à différencier les sexes par couleurs : rose pour les filles, bleu pour les garçons, tout comme c'est à la même époque que s'est généralisé le port de la culotte pour les garçonnets, même si c'est à partir du "roi bourgeois", Louis-Philippe, que l'on a commencé à abandonner la robe pour les garçonnets. La pratique du port de la robe pour les garçons jusqu'à l'âge de 7 ans environ (l'âge de raison), s'est d'ailleurs maintenue jusqu'à il y a quelques décennies dans les vraies familles aristocratiques ou de la bourgeoisie industrielle... Et il n'y avait pas plus d'homosexuels qu'aujourd'hui ! Et beaucoup de mes ancêtres ont été de grands officiers, sont morts pour la France, alors qu'ils avaient porté la jupe jusqu'à l'âge de sept ans...

 

De même le port des cheveux longs par les hommes n'était pas jugé comme signe de déviance sexuelle avant le triomphe de la bourgeoisie de finance et non plus d'entreprise ! Bonaparte vainqueur avait les cheveux longs en Italie et Napoléon battu les cheveux courts à Waterloo... Et les Dragons, leurs cheveux ? Longs, et pourtant, ils n'ont jamais eu dans l'histoire l'image d'homosexuels, bien au contraire... Lorsque j'étais officier moi-même, j'ai toujours eu les cheveux "limite" par rapport à la norme. Mais chaque fois que l'un de mes chefs m'a demandé de les raser, je lui répliquait "D'accord, mais alors je me conduirai comme les autres lieutenants", et tous m'ont alors répondu " Bon, d'accord, gardez vos cheveux longs, ... mais pas trop" (en fait, je suis toujours resté dans les limites du port sécurité de l'ANP )... Donc...

 

Maintenant, la théorie du genre reste ... une théorie, développée par un transsexuel de plus, ce qui fait que, comme certaines théories de Freud, de Darwin ou d'Einstein, elle a peut être été détournée non pas par son/sa créateur(-rice), mais par ceux qui n'ont pas chercher, le plus souvent par paresse intellectuelle, à la comprendre, généralisant ce qui ne se voulait à l'origine que l'analyse de cas précis et non pas généraux...

 

Maintenant, j'ai lu les textes mis sur le Web par le ministère... Parmi une grosse centaine, il n'y en a qu'un qui puisse éventuellement prêter à polémique, ... alors qu'aucun me semble t-il ne demande l'enseignement de la masturbation (qui, de plus, est différente dans sa "technique" en fonction des sexes, soit dit en passant, mais peut-être que certains critiques ne le savent pas)...

 

Au fait, faut-il supprimer la grammaire qui parle de genre pour évoquer le masculin, le féminin et ... le neutre ?

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 06:19

« Que penses-tu d’une mairie qui endette sa ville pour 12 ans ? C’est de la prévision en bon père de famille, un investissement d’avenir, casse-cou, ou une  fuite en avant? »

 

Vaste et difficile question !!!

 

Tout dépend du volume déjà existant de l'endettement... Tout dépend aussi du taux et du fait que ce taux soit fixe ou variable... Tout dépend également du prêteur... On ne peut donc se prononcer sans connaître ces données... Pour un ménage, le taux acceptable supérieur de remboursement annuel est de 33 % environ de ses ressources annuelles, pour une collectivité publique entre 60 et 80 % en général (sauf exceptions, tout dépendant aussi des ressources des communes et de leur perspectives de maintien ou de développement de ces ressources)... Il faut aussi connaître la part du budget de fonctionnement dans le global... Pour faire simple... Reste une grosse incertitude : l'Etat qui ne cesse de transférer des compétences, sans transférer les budgets équivalents (alors qu'il les perçoit pourtant ces sommes, les compétences pré-existants...)... La grosse dérive ce sont ces communes qui finalement n'ont qu'une marge d'investissement réel de 10 % pour 90 % de fonctionnement et qui empruntent plus que ces 10 % en remboursement pour en fait cacher derrière l'investissement l'encours de la dette... Un particulier qui ferait cela serait poursuivi... Reste aussi à savoir quelle est la réalité de l'endettement : réel ou uniquement dû à des règles comptables inadaptées (cf. l'exemple allemand dont je te parlais naguère, car en France on compte parfois trois fois la même chose en difficile)... Donc, difficile de répondre sans les dossiers et les pièces comptables !

 

 

En fait, pour reprendre une image, c'est exactement comme en voile... Tu tires sur une écoute avec la même force, tu donnes un même angle à ton bateau, mais, selon les circonstances, c'est soit la cata, soit la réussite, pour le même geste ! Ce qui compte, ce n'est pas la statistique (qui règne hélas en matière de finances publiques), mais le feeling, les circonstances précises à l'instant t ! Et c'est pourquoi il est si dur de répondre à ta question, et c'est pourquoi la décision budgétaire ne peut correspondre qu'avec un instant t en espérant que cette décision pourra convenir avec les circonstances nouvelles, le monde étant comme la mer, en permanent changement, jamais le même, toujours autre même si l'on en est totalement partie ! Tu notera que souvent les bons gestionnaires des deniers publics sont de bons marins, car ils ont le feeling, car ils sentent, savent quand lâcher du lest ou résister, ressentent le bout de corde dans leurs mains ! Tu peux expliquer dans les grandes lignes ce qui est en mer, mais si on ne le vit pas, cet éternel changement qui n'est jamais retour du même, impossible à faire totalement passer pour imitation si l'autre ne ressent pas ! Il en est de même pour les questions de finances publiques, n'en déplaise aux purs mathématiciens et adorateurs des chiffres qui nous gouvernent !

 

En fait, il y a en finances publiques comme en voile quelques règles de base incontournables, mais dans leur application, tout dépend de tant de facteurs extérieurs, du talent des acteurs... Ce sont des arts et non pas des sciences, même si, comme dans chaque art, il y a des règles de base... Mais donnons la palette de Michel Ange à un âne, on n'aura rien (sauf dans le cas de Boralino  )… Mais apprendre par cœur le cours des Glénans ne suffit pas, son application stricto sensu pouvant être dramatique ! De même, alors que beaucoup dépend de la situation du navire et des voiles, de leurs réactions, beaucoup dépend de l'état initial de la commune ! En forçant le trait, un poète ou un marin sera toujours meilleur gestionnaire public qu'un mathématicien ou qu'un comptable !


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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:00

Il semble que le vocabulaire français s’appauvrisse puisque nos politiques ne paraissent connaître comme injures que les mots « con », « salop » et « merde » ! Et pourtant, que de beaux et pittoresques mots ou expressions oubliés : « cul pourri », « bougre », « niguedouille », « noué », « face moche », « Hercule de foire », « vipère lubrique », etc… etc… etc…

Et que répondre ? Si l’on vous dit :
« Merde » ? « J’espère que vous ne mâchez pas vos mots ! »
« Vache » ? « Venant d’un bœuf, je ne risque rien ! »
« Conne » ? « Moi, je le suis de nature. Vous, vous l’êtes de figure ! »
« Poule » ? « Venant d’un serin, il n’y a pas offense ! »
« Salope » ? « Désolé, mais je suis propre, au propre comme au figuré ! Je ne suis qu'une simple proprope !»
« Dégueulasse » ? « C’est en effet là votre moindre défaut ! »
« Putain » ? « Vous visitez donc la rue Maubuée ? »
« Cocu » ? « Toutes mes condoléances ! »
« Abruti » ? « Venant d’un expert, c’est un compliment ! »
« Connard » ? « Monsieur, vous connaissez donc si bien les traditions rouennaises ? Toutes mes félicitations pour votre culture ! »
« Enculé » ? « Seriez-vous donc à ce point acculé ? »
« Trou du cul » ? « Oui, cher frère ? »
« Fumier » ? « Je me jetterai à vos pieds si vous étiez moins fané ! »
« Pédé » ? « Ouf, je me sens moins seul ! »
etc.. etc.. etc…
Et si l'on connait la chanson du Duc de Chevreuse et surtout son air, on peut presque toujours riposter en chantonnant son « "Ferme ta gueule" vous répond l'écho ! »
Maintenant, on peut systématiquement répondre, sur un ton léger et enjoué, voire en tendant la main ou en ouvrant ses bras : « Enchanté ! Moi c'est (et donner son prénom) ! »

Pour approfondir, y compris sur les plans techniques et historiques : 
Edouard (R.), Dictionnaire des injures, Tchou, 1967.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:10

 

Bacheler

Jeune écuyer non encore fait chevalier

 

Bachelot

Jeune homme non marié

 

Bertrand

Cheval

 

Cafin

Chausson

 

Chatel

1. Capital. 2. Possession mobilière, bien ou effet mobilier quel qu’il soit

 

Copé

Coupé (s’agissant de bois)

 

Cuvilier

Harceler

 

Désiré

Déchiré

 

Escofier

Tuer

 

Estros

A l’instant, sans détour, directement

 

Fillon

1. Garconnet. 2. Terme injurieux : pédale, tarlouse, tantouse

 

Fournier

Boulanger préposé au four banal

 

Gaymard

Qui cultive la terre

 

Godin

Bandit de grand chemin vivant dans les bois

 

Hamon

Qui habite un hameau

 

Hérault

Messager

 

Hort feu

Qui a la ruse du feu

 

Hue

1. Cri. 2. Huée. 3. Hughes

 

Le Brian

Celui quic rie

 

Le Foll

(selon le contexte) 1. Le fou. 2. Le brave un peu intrépide. 3. Le lâche

 

Longuet

Qui tire en longueur, un peu long, longtemps

 

Mondebour

Protection d’un puissant, le plus souvent ecclésiastique, sur celui qui se met en sa dépendance

 

Moriset

Blessé, le plus souvent à la tête

 

Muselier

Qui se met au museau

 

Raffardin

Qui raille, qui se moque de la bêtise des autres

 

Tabart

Manteau

 

Vautrin

Qui se roule dans la boue

 

Wauqier

Errer

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:00

Ca y est ! Marseille est Capitale européenne de la culture, bon une demi-capitale avec Kosice là-bas chez les Slovaques diront les grincheux, mais une capitale quant même… Perso, je ne suis pas trop culture pseudo-kalachnikhov, scooters en goguette, criailleries, incompréhensible pseudo-intellectuel, etc… Perso, je suis pour la culture, la vraie, celle des rues comme celle des « intellos »… Et Marseille mérite amplement son « capitalat », car Marseille a une histoire, Marseille a une culture, pas une culture parisienne, certes non, mais une qui lui est propre, car Marseille est vieille, car Marseille, avant même Gyptis et Protis, a une longue histoire… Une culture propre, car Marseille a été Massalia, Massilia, Marsilho, Marseille, et même … sans nom avec le délire de certains Conventionnels, de ceux qui voulaient, les « pôvres » d’esprit, raser la colline de la Garde, rien que ça ! Une culture propre car Marseille est grecque, latine, chrétienne, orientale… Et c’est cela aussi qui fait que Marseille est jeune !

 

Alors, j’ai décidé de balayer tout au long de cette année – qui aura quant même de beaux temps forts aux accents locaux, donc mondiaux vue la tradition et la culture même de la ville, attendez un peu de voir notre MUCEM « plein » – des anecdotes et des réalités de notre ville, en vous proposant un abécédaire. Un abécédaire ? encore un ? Oui ! Et voici ce qui sera évoqué (on peut même faire plus si vous voulez, proposez, je verrai, je ne promets rien…) :

Astronomie - Borély (aéroport, hydravions, grand prix, etc...) - Charité (Tour des Trinitaires, Ursulines, etc...) - Delay (Mgr - et les Juifs) - Euthyménes, Pythéas et quelques autres - Fontaines - Français de Marseille - Grottes - Hôtels (de Cabre, de Villeneuve, etc...) - Iles - Institutions antiques - Jules César - Kennedy (corniche) - Libération - Madeleine et Lazare - Massalia - Navettes - Notre-Dame de la Garde - Opérette - Oppida - Pyramides (La Penette, Roy d'Espagne) - Quadi ( ??? là, c’est la surprise…) - Ruisseaux - Santons - Thon et madragues - Université - Urbain V (Saint-Victor, Marseille ville pontificale, ...) - Virus (à quoi le mérité Nobel marseillais ?) - Wisigoths - X (les Moines anonymes de la Peste de 1720 ; d’ailleurs en voilà qui devraient être canonisés deuis longtemps) - You-you et autres barques - ZAC Saint-Charles (5 millénaires au moins de plus).

Té, mais que Marseille a donc une riche histoire !

 

Bon… Maintenant, je retourne à ma plume, et premier rendez-vous lundi prochain avec « Marseille A comme … astronomie ». L’astronomie dites-vous ? Pourquoi ? Avec le petit observatoire de Lonchamps ? Ben oui, nous ne sommes pas fadas, car pas si petit cet observatoire… Pourquoi ? Est-ce parce que la Vierge de la Garde est couronnée d’étoiles ? Est-ce parce que les Marseillais sont toujours un peu rêveurs d’horizons exotiques ? Est-ce à cause de l’étoile qui glorifie la poitrine des joueurs de l’OM ? Toujours est-il que Marseille est depuis toujours la tête dans les étoiles ! Car Marseille est un phare de l’astronomie…, le saviez-vous ? Saviez-vous que si Hubble n’est plus myope c’est parce que la NASA elle-même est venue chercher des Marseillais, par exemple du côté des Olives,  pour lui « faire des lunettes » ? Mais pourquoi aller chercher si près alors qu’il est si facile de remonter bien plus loin, et déjà aux aurores de notre Cité, du moins ses aurores grecques… Déjà, même en suivant le trait de côte, il n’était pas facile il y a plus de 2600 ans de relier, sans être un thon d’Aristote, sans gros tracas et avec de nombreux passagers, dont des femmes, des enfants, et même un feu sacré et une Artémis en prime, l’antique Phocée et notre Lacydon (à moins que ce ne soit vers Montredon ou Maïre)… Même si le Grec n’aimait pas trop naviguer la nuit, toujours est-il que déjà des étoiles guidaient ceux qui allaient devenir des Massaliotes, rien que l’Ionienne déjà… Déjà de l’astronomie, déjà du bon usage des étoiles, et pas pour annoncer la x-ième fin du monde, mais bien plus beau, pour créer un monde nouveau : Massalia, Massilia, Marsilho, bref Notre Marseille !

 

On bavarde, on bavarde, on bavarde… Faut écrire maintenant !

 

© Serge Bonnefoi, 16 janvier 2012

 

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