Mercredi 9 février 2011
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Je sais bien que certains, notamment parmi ceux qui lisent en travers sans chercher à analyser, vont encore me faire la leçon, mais je me permets de donner un
conseil à tous : Relisons « Les Misérables » de Hugo ! Pensons à la personne de Jean Valjean… Réfléchissons au fait que l’immense figure Monseigneur Myriel est à mes yeux
bien plus dans la tradition occidentale que la pâle figure de Javert, que celle de ces « braves gens » de Thénardier… Je sais bien que Kant aurait condamné l’Evêque car on ne peut
mentir, même par humanité, du moins selon lui…Dieu sait que je ne suis pas royaliste, mais la grandeur des Rois fut, jusqu’à l’avènement des Bourbons, de savoir compenser la rigueur des
lois et des princes ; d’ailleurs, Louis IX, bref Saint Louis, ne fut-il pas une icône de sagesse et de Justice même pour les laïcs et les laïcistes de la III° République ? Alors, un
peu de mansuétude, ce qui ne signifie certes pas tout admettre… Alors, ne créons pas de nouveaux Jacquou le Croquant ! Souvenons-nous de ces mots admirables de Saint Augustin :
« Une fois pour toutes, on t’impose un précepte facile : Aime, et fais ce que tu voudras ! » (Septième traité sur l’Épître de saint Jean aux Parthes, 8)… Et
n’oublions pas que « pardonner » n’est pas synonyme de « être pris pour un con ! », tout comme le pardon doit concerner les deux bords (relisez Saint Bernard qui le dit
en des termes moins abrupts). Comprenne qui voudra !
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Par ailleurs, étant bien plus compétents que les militants, nos élus et tous les parisiens ont donc dû lire les 163 rapports officiels majeurs de ces douze
derniers mois et doivent connaître sur le bout des doigts la loi de réforme des collectivités territoriales. Il est donc évident qu’un simple militant de province ne peut se substituer à tant
de compétences autoproclamées, d’autant plus que chacun sait qu’un militant connaissant son sujet n’est, je cite un élu, qu’un singe savant. Là encore, comprenne qui voudra !
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Ensuite, de manière générale, je pense que nous devrions en finir avec la dictature de la statistique qui fausse en fait tout en donnant de fausses images de la
réalité. Selon les statistiques, passer de zéro à un homicide dans un département serait la preuve d’une plus grande criminalité que de passer de 150 à 140 dans un autre département. Certes mon
exemple est volontairement outrancier, mais il montre aussi la question que je pose et se veut appel au sérieux… On pourrait tenir le même raisonnement avec la croissance, les taux de
prélèvements obligatoires, le revenu moyen, etc… Souvenons-nous aussi que le succès de la statistique est né à la fois de la génétique et de la réduction au cours de la première guerre mondiale
par les États-majors de l’homme à une simple statistique mensuelle d’effectifs,, comme un matériel à renouveler… On retrouve d’ailleurs cette dérive dans le rapport Le Grip et Plagnol qui parle
de normalisation pour les hommes, les réduisant donc à une matière, ainsi que dans certains des derniers recueils statistiques de l’ONU et du PNUD qui parlent pour leur part de stocks de
population, d’immigrés, de résidents, etc…, comme on parle de stocks de lessive ou de boîtes de conserve… La statistique est la pire chose qui soit pour juger et pour jauger l’humain…
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Pour finir, penser à rappeler à certains de nos Ambassadeurs que « cessez-le-feu » et « couvre-feu » sont deux notions
différentes !
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Par Serge Bonnefoi
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Publié dans : Politique
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