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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 15:44

Talleyrand avait de très beaux principes politiques et diplomatiques… Quel dommage qu’il ne les ait jamais véritablement mis en œuvre – ou ne serait-ce que pensés – avant la fin de sa vie… Que de guerres, de haines et de pertes auraient été évitées ! 

⒜ Tous les agrandissements de territoire ne sont que des jeux cruels de la déraison politique.

⒝ Un traité de paix est un acte réglant l’intégralité et l’universalité des objets en contestation. Il doit faire succéder l’état de paix à l’état de guerre, mais aussi l’amitié à la haine. Il ne doit donc rien laisser sous silence, tout en évitant la survie de la haine, les à peu près, l’écrasement du vaicncu et l’ivresse de la victoire.

⒞ Lorsque l’on se sent invincible, il faut éviter d’en abuser et en profiter pour savoir tendre la main à l’ennemi.

⒟ Le chef doit être clairvoyant et ferme.

⒠ Il faut chercher à être bien avec tout le monde, sans pour autant renoncer à son identité, et non pas seulement avec quelques puissances, même s’il est nécessaire de faire des alliances avec ceux qui veulent vraiment faire de la paix une priorité.

⒡ Il faut voir en avant et non pas vers l’arrière.

⒢ Il faut développer entre les États des rapports d’industrie et de commerce permettant de poursuivre l’expansion en commun et sur le même rythme.

⒣ Les vrais intérêts du commerce imposent une indépendance des États quant à leurs colonies, ce qui peut imposer un certain partage du monde en zones d’influence : la Méditerranée à la France, l’Océan au Royaume-Uni et l’Europe centrale à l’Autriche.

⒤ Il faut proclamer des frontières éternelles et renoncer à toute idée de conquête visant à modifier ces frontières.

⒥ Il faut chercher à concilier le libéralisme et l’évolution des peuples en tenant compte de principes communs définis en commun.

⒦ Il est de la nature d’un État libre de désirer que les autres peuples soient appelés à la jouissance d’un bien qui, une fois répandu, promet à l’Europe et au monde l’extinction d’une grande partie des querelle qui les ravagent. Cette jouissance ne doit cependant en aucun cas être imposée.

⒧ Vouloir porter à force ouverte la liberté chez les autres est le meilleur moyen de se faire haïr, de la faire haïr et d’en empêcher le triomphe.

⒨ C’est un sacrifice qui peut beaucoup pour la paix et un plus grand bien pour tous que de consentir à être l’éditeur responsable des œuvres d’autrui.

⒩ Si la parole a été donnée à l’homme pour déguiser sa pensée, le calcul personnel et l’appât du gain ne sont pas toujours dans le temps les meilleures solutions.

⒪ Il ne faut jamais avoir la prétention d’être le maître des autres.

⒫ La guerre réveille le patriotisme et favorise les neutres. Bref, elle fait perdre tous ses avantages à celui qui est puissant.

⒬ Les colonies ne sont qu’un problème secondaire.

⒭ Il faut éviter l’illusion qui est celle d’être puissant dans les moyens journaliers d’exécution alors que l’on est subalterne d’un point de vue politique ou définiteur de la politique.

⒮ Certains ennemis économiques seraient en fait les meilleurs alliés en cas d’agression militaire, chacun ayant à y perdre. La connaissance d’une telle réalité permettrait de limiter les conflits et de retenir les vélléités de chacun.

⒯ Il faut rassurer sur le plan militaire en évitant certaines interventions non à propos, puis s’appuyer mutuellement avec d’autres États puissants pour éviter que les autres n’interviennent, puis enfin s’associer afin de granatir une invioloabilité et une paix accompagnée de neutralité chez ceux chez qui l’on n’est pas intervenu.

On aurait aussi pu penser à Talleyrand avant d’intervenir en Irak ou en Afghanistan…

 

 

 

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